haut
   
Haute-Garonne : plaintes et sentences 1600-1899
10 avril 1758 : devant maître Vincent Courthiade, juge subrogé, avocat au parlement, Gabriel Laferrière, tailleur d'habits, habitant de Castelgaillard, demande que son frère, Dominique Laferrière, soit condamné en qualité d'héritier de leur père à lui payer : 32 livres d'argent restant dus sur les droits légitimaires paternels, un sac de blé (en nature ou en espèce), 50 livres sur les biens et droits laissés par Paule Amilhat, leur mère décédée, et les intérêts produits sur cette somme depuis le décès de cette dernière. Il demande aussi le partage de tous les biens donnés par leur père à leur mère suivant leur contrat de mariage reçu par maître Cabanes le 25 janvier 1713, à savoir : une maison basse au quartier de la Ramounet, 4 mesures de terre labourable au même quartier, un jardin, 1 mesure de vigne au fond du Soulan du Jacquot ; le tout situé à Labastide-Paumès. Un quart de ces biens devront lui être remis, avec restitution des fruits après estimation d'experts. Dominique Laferrière demande à aller devant la cour d'instance. (ADHG B Juridiction secondaire n°655 - Labastide)

30 mars 1759 : après une assignation faite le 25 février 1759, Barthélémie Laferrière, habitante de Mauvezin-Savès, veuve de Louis Dauriac, demande que son frère, Dominique Laferrière, laboureur, habitant de Labastide-Paumès, soit condamné en qualité d'héritier de leur père à lui payer ses droits légitimaires paternels ainsi que les meubles dotaux qui lui avaient été promis dans le testament de ce dernier et dans son contrat de mariage avec Louis Dauriac. Elle demande aussi que lui soit remis sa part des habits, biens et droits laissés par Paule Amilhat, leur mère décédée, à l'exception de tout ce qui aurait déjà été versé à Louis Dauriac (mais Dominique Laferrière devra fournir quittance de tout ce qui aurait déjà été payé). Dominique Laferrière oppose une fin de non-recevoir. Le jugement est reporté sous huitaine. (ADHG B Juridiction secondaire n°655 - Labastide)

4 mai 1785 : Jean Danflou, huissier au siège royal de L'Isle-en-Dodon, ajoute une pièce collationnée le 9 octobre 1784 par Pierre Daran (avocat au parlement, notaire royal de Saint-Frajou) au dossier d'une plainte déposée par les héritiers de feu Raymond Biou* (habitants de Riolas, domiciliés à l'auberge du sieur Abadie à L'Isle-en-Dodon) contre Jean Esclassan, travailleur du lieu de Castelgaillard. La pièce ajoutée est une transcription d'un acte passé le 23 octobre 1755, devant Jean Daran (notaire de Saint-Frajou), dans lequel Jean Esclassan se déclarait débiteur de son beau-frère Raymond Biou (laboureur bordier de Castelgaillard) qui lui avait prêté à l'amiable la somme de 24 livres 9 sols et la quantité de 6 sacs 2 boisseaux de blé froment (le sac évalué à 3 livres 10 sols). La dette devait être remboursée dans le délai d'un an. L'acte avait été fait et lu en présence de Jean Courthies, marchand du lieu de Blajan, et François Espaigne, habitant de Castelgaillard ; lesquels avaient signé avec le notaire. (ADHG B 251 juridiction secondaire de L'Isle-en-Dodon - feuillets volants - pièce n°1)
* Bieu.
29 mai 1786 : après avoir porté plainte le 10 février 1786, le sieur Georges Courtiade, maître chirurgien de Fabas, demande que Bertrand Dulac, ménager de Saint-Pé-d'Arès, soit condamné à lui verser la somme de 6 livres pour ne pas avoir payé des opérations et des remèdes fournis dans le courant du mois de mars 1784. Bertrand Dulac étant défaillant (1), l'affaire sera appointée (2) par défaut pour être jugée dans le délai et dans la forme. (ADHG B 285 Juridiction secondaire Fabas - 29 mai 1786)
1. Il n'a pas répondu à la demande de comparution.
2. L'appointement était un règlement par lequel le juge ordonnait que les pièces soient produites par écrit.
retour haut