Fabas
- 8 janvier 1794
Élection d'un agent national |
Le
16 nivôse, an II de la République, Mr
J.L.Duffaut ayant obtenu par un vote la majorité,
est nommé agent national de la commune de Fabas.
(cité
dans la monographie de 1885)
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Fabas
- 12 janvier 1794
Formation d'un comité de surveillance |
Le
23ème jour du mois de nivôse, an II de
la République, les citoyens de la commune,
réunis en assemblée en exécution
des décrets de la Convention nationale du 14
frimaire et 21 mars de la 2ème année
républicaine, procédent à la
formation d'un Comité de surveillance.
(cité
dans la monographie de 1885)
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Fabas
- 6 février 1794
Instauration de la fête de la Décade |
Le
18 pluviôse, an II de la République,
déclaration de l'Agent national : « Citoyens,
depuis longtemps le fanatisme et la superstition coalisés
par le despotisme consacrèrent certains jours
au repos pour faire oublier aux peuples leurs fers
et leur servitude. Nos fers sont brisés aujourd'hui,
notre servitude n'est plus, que chaque citoyen donne
et choisisse le jour que bon lui semble pour rendre
à l'Etre suprême le tribut d'adoration
que son cœur lui devra, mais que tous célèbrent
la fête de la raison. En conséquence,
je requiers 1) que la municipalité fasse une
proclamation par laquelle elle n'annoncera aux citoyens
d'autre fête que celle de la Décade ;
que ce jour là sera entièrement consacré
pour la lecture des lois conformément au décret
du 14 frimaire ; 2) que tous les citoyens et citoyennes
seront invités par la présente proclamation
à venir en entendre la lecture au lieu indiqué
par votre délibération ; 3) que tout
citoyen qui sera surpris à travailler ce jour-là
soit puni d'une amende de trois journées de
travail, tout comme celui qui louera les services
d'un ouvrier le jour de la Décade sera puni
d'une amende de dix livres ; 4) que tout individu
qui cherchera à atténuer cette fête
par des manœuvres secrètes et des discours
authentiques soit dénoncé comme suspect
au Comité de surveillance ou à la municipalité
pour être traité comme tel. (J.L.Duffaut,
Ag[en]t N[ationa]l). Le Conseil, après avoir
pris en considération la réquisition
de l'agent national arrête : 1) les habitants
de la commune ne reconnaîtront d'autre jour
consacré au repos que la Décade ; 2)
les mesures nécessaires seront prises par ledit
Conseil de manière à faire observer
le plus strictement possible la proposition ci-dessus.
»
(cité dans la monographie de 1885)
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Fabas
- 9 mars 1794
Formation du comité de surveillance |
19ème
jour du mois de ventôse, an II de la République,
les habitants de Fabas convoqués par la municipalité
procédent à la désignation de
deux bons montagnards à l'effet de former le
Comité de surveillance du canton.
(cité
dans la monographie de 1885)
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Fabas
- 20 mars 1794
Fermeture de l'église |
30ème
jour du mois de ventôse, an II de la République,
la municipalité de Fabas, après avoir
délibéré, vote que l'arbre de
la liberté sera renouvelé le décadi
prochain, et, que le culte catholique ne s'adaptant
pas avec le régime républicain, l'église
soit fermée, que le curé cesse ses fonctions
pour ne professer d'autre culte que celui de la Raison
qui est le seul qui convienne à de vrais républicains.
(cité
dans la monographie de 1885)
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Fabas
- 26 mars 1794
Demande de certificat de civisme par les moniales de
Fabas |
Le
6 germinal, an II de la République, toutes
les religieuses du couvent de Fabas viennent prier
la municipalité de leur délivrer un
certificat de civisme. Elles jurent de rester fidèle
à la nation, de maintenir la liberté,
l'égalité, et la République,
et de mourir s'il le faut en la défendant.
(cité
dans la monographie de 1885)
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Fabas
- 2 août 1794
Dénonciation des villageois qui refusent de travailler
le dimanche et jours de fête |
Le
15 thermidor, an II de la République, l'Agent
national déclare : les dévots et les
superstitieux se refusent opiniâtrement au travail
les jours de fêtes et dimanches, et leur exemple
pernicieux entraîne les âmes faibles,
ce qui est très dangereux, et les fanatiques
ne manquent pas d'en tirer avantage. Comme les arrêtés
du représentant du peuple du 21 floréal
ainsi que celui du district du 24 messidor permettent
de travailler tous les jours (le décadi excepté),
l'assemblée municipale nomme des commissaires
pour veiller dans les différents quartiers
et faire la liste des fainéants pour être
affichée.
(cité
dans la monographie de 1885 - Résumés
réalisés sans accès direct aux
documents)
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