Alceste ou le triomphe d'Alcide (Jean-Baptiste Lully, livret de Philippe Quinault, 1674)
Alceste (princesse d'Yolcos) et Admète (roi de Thessalie) s'aiment. Alcide (Hercule) aime également Alceste. Au cours d'une fête nautique, le roi Lycomède enlève la belle et l'emmène dans son île de Scyros. Admète et Alcide s'élancent à leur poursuite et font le siège de la ville. Alceste est délivrée, Lycomède est tué, mais Admète meurt à la fin des combats. Apollon apparaît alors et propose de rendre la vie à Admète si quelqu'un s'offre à sa place. Bien entendu, les volontaires ne sont pas légion et Alceste n'a d'autre choix que de proposer sa vie. Une fois morte, Admète ressucite, mais, en découvrant le sacrifice de la jeune femme le sang d'Alcide ne fait qu'un tour et il propose aussitôt d'aller la chercher au royaume des morts si Admète consent à la céder à son amour ; celui-ci accepte. Alcide saute dans la barque de Charon, passe le Styx, bouscule tout sur son passage et récupère sa bien-aimée. Malheureusement, celle-ci conserve tout son amour pour Admète. Dans un dernier effort, Alcide triomphe de lui-même et la laisse rejoindre le roi.

Alcyone (Marin Marais, livret d'Antoine Houdar de la Motte, 1706)
Ceix, le roi de Trachines, va épouser Alcyone, fille d'Éole, mais le jour du mariage, le magicien Phorbas (dont les aïeux régnaient autrefois à Trachines) fait surgir des furies des Enfers et le palais est ravagé par le feu. Pensant que le ciel ne consent pas à son mariage, Ceix s'en va trouver Phorbas pour lui demander conseil. Le magicien lui dit d'aller sur l'île de Claros pour consulter Apollon ; ce qu'il fait. Entre temps, Phorbas engage Pelée — ami de Ceix — à profiter de l'absence du roi pour séduire Alcyone, mais celui-ci s'y refuse : il ne peut être à la fois heureux et coupable. Les jours passent. Alcyone se désespère de l'absence de Ceix. Au cours d'une cérémonie religieuse, elle tombe dans un profond sommeil et voit en songe Ceix périr dans une tempête. Désespérée, elle pense à se suicider mais Phosphore, le père de Ceix, descend du ciel pour lui annoncer le retour imminent de son fils. Quand plus tard on découvre effectivement le corps inanimé de Ceix sur le rivage, Alcyone, qui le croit mort, se tue. Mais Neptune sort de l'onde et redonne vie à tout le monde.

Armide (Jean-Baptiste Lully, livret de Philippe Quinault, 1686)
La princesse et magicienne Armide se désespère parce que le beau chevalier chrétien Renaud reste insensible à ses charmes. Il a même l'audace de délivrer tous ceux de ses compagnons qu'elle a faits prisonniers. De plus en plus agacée, la magicienne, aidée par son oncle Hidraot (roi de Damas et lui-même magicien), ordonne aux esprits de conduire l'insolent vers elle. Renaud est pris au piège. Alors qu'il est plongé dans un sommeil maléfique, Armide tente de le poignarder, mais l'amour retient son bras. Elle décide alors de se faire aimer du chevalier en ayant recours à la magie. Le temps passe. Deux guerriers partent à la recherche de Renaud. Ils déjouent les pièges d'Armide et délivrent leur compagnon de l'enchantement amoureux au moyen d'un bouclier de diamant. Armide a beau supplier et menacer, son héros la quitte sans un regret. Grosse colère d'Armide. Son palais est détruit par des démons et elle s'envole sur son char.

Atys (Jean-Baptiste Lully, livret de Philippe Quinault, 1676)
Atys ne veut ni ne peut aimer. La nymphe Sangaride, fille du fleuve Sangar, aime Atys mais doit épouser Célénus, le roi de Phrygie. Atys surprend sa détresse et lui offre son amour. Survient alors la déesse Cybèle, descendue sur terre pour assister au mariage. Amoureuse d'Atys, elle plonge ce dernier dans un profond sommeil et lui dévoile sa flamme. A son réveil, le jeune homme est bien embarrassé ; que faire ? c'est la nymphe qu'il veut, pas la déesse ! Les deux amants décident malgré tout de se jurer fidélité. Atys, grand sacrificateur de Cybèle, va trouver Sangar et lui ordonne d'annuler le mariage de sa fille. Furieux, Célénus et Cybèle décident de se venger. La déesse envoûte Atys. Celui-ci tue Sangaride en la prenant pour un monstre. Lorsque le jeune homme recouvre la raison, il tente de se suicider, mais Cybèle le transforme en pin puis se met à pleurer beaucoup devant l'étendue du désastre.

Castor et Pollux (Jean-Philippe Rameau, livret de Pierre-Joseph Bernard, 1737)
Castor, roi de Sparte a été tué à la guerre. Télaïre, son amante, demande à Pollux, frère immortel de Castor, d'intercéder auprès de son père Jupiter pour ramener Castor à la vie. Jupiter est d'accord, mais il pose une condition : il faudra que Pollux prenne la place de son frère aux Enfers. Pollux accepte, et ce malgré les réserves exprimées par son père, malgré son amour pour Télaïre et malgré les tentatives désespérées de Phébé (amante de Pollux) pour le garder auprès d'elle. Pollux entre aux Enfers, retrouve Castor et lui explique la situation. A sa grande surprise, ce dernier n'accepte de retourner au séjour des mortels que pour une journée seulement, le temps d'y voir une dernière fois Télaïre. Une fois ressuscité, Castor s'en va trouver sa bien-aimée, mais celle-ci refuse d'accepter le contrat passé entre les deux frères. De son côté, Phébé pense à se suicider pour rejoindre Pollux. Devant le tapage fait par les jeunes femmes, Jupiter surgit de l'Olympe et finit par annoncer le partage de l'immortalité entre les deux frères.

Dardanus (Jean-Philippe Rameau, livret de Charles-Antoine Le Clerc de la Bruère, 1739)
Teucer, roi de Phrygie, veut marier sa fille Isiphe à son nouvel allié Anténor. Hélas, la jeune femme aime Dardanus, fils de Jupiter et grand ennemi de son père. Les deux hommes font le serment de se débarrasser du gêneur et invoquent l'aide des dieux. Non loin, près du temple de Jupiter, Dardanus erre comme une âme en peine. Isménor, le prêtre de Jupiter, lui offre son aide et lui confie une baguette magique qui lui permet de prendre son apparence. Mais voilà que survient Iphise. Croyant s'adresser à Isménor, elle supplie Dardanus d'exorciser l'amour qu'elle a pour l'ennemi de son père. Le jeune homme, qui l'aime également, ne se sent plus de joie ! Il reprend sa véritable apparence et se jette aux pieds de la jeune femme qui s'enfuit. Sur quoi, Dardanus est capturé et jeté en prison. Anténor, rayonnant de bonheur, se prépare à célébrer ses noces avec la fille de Teucer quand il apprend qu'un monstre marin a été envoyé par Neptune pour punir les Phrygiens d'avoir mis aux fers le fils de Jupiter. Anténor part pour affronter la créature mais les choses tournent mal. Dardanus, délivré par Vénus sur ordre de Jupiter, vient le tirer des griffes du monstre, mais sans se faire reconnaître de lui. En guise de remerciements, Anténor lui remet son épée et s'engage à ne pas épouser Iphise. De retour au palais de Teucer, Anténor est dans ses petits souliers. Son trouble augmente lorsqu'il voit arriver Dardanus avec l'épée qu'il lui a donnée en gage. Reconnaissant son sauveur, il tient sa promesse, Vénus descend sur terre pour réconcilier tout le monde et le noces d'Iphise et Dardanus sont célébrées.

Hippolyte et Aricie (Jean-Philippe Rameau, livret de l'abbé Simon-Joseph Pellegrin, 1733)
Hippolyte, fils de Thésée (roi d'Athènes), aime Aricie qui le lui rend bien. Hélas, la jeune femme appartient à une famille rivale et elle a été contrainte par Thésée à des vœux de chasteté. En outre, pour bien compliquer les choses, Phèdre, seconde épouse de Thésée, est amoureuse d'Hippolyte. Un jour que Thésée se rend aux Enfers pour secourir un ami décédé, Phèdre se dit qu'elle a les mains libres et déclare sa flamme à son beau-fils qui n'apprécie pas du tout la plaisanterie. Pour comble de malchance, Thésée s'en revient du monde des morts au même moment, et, surprenant Phèdre et Hippolyte dans un état de nervosité étrange, l'idée lui vient que l'honneur de son épouse a été mis à mal. Très contrarié, il demande à Neptune — son père — que la trahison d'Hippolyte soit châtiée comme il convient. Alors que ce dernier se lamente dans les bras d'Aricie, un monstre surgit des flots et une terrible lutte s'engage. Hippolyte est bientôt englouti par les flammes et lorsque la fumée se dissipe, Aricie, qui le croit mort, s'effondre. Phèdre arrive en catastrophe sur les lieux et, en proie aux remords, elle demande aux dieux de lui laisser le temps d'innocenter son fils. Sur quoi, elle va trouver Thésée, lui apprend la vérité et se suicide. Désespéré, le roi veut se jeter à la mer, mais Neptune l'en empêche et lui révèle qu'Hippolyte est en vie grâce à l'intervention de Diane. Mais sa joie est éphémère, car pour avoir trop facilement admis la culpabilité de son fils, il est condamné à ne plus le revoir. A la fin, les deux tourtereaux se retrouvent et tout le monde fait la fête.

Idoménée (André Campra, livret d'Antoine Danchet, 1712)
Idoménée, roi de Crète, est sur la mer déchaînée. Comme les choses vont plutôt mal, il promet à Neptune de sacrifier la première personne qu'il rencontrera à son retour s'il en réchappe. Son vœu est exaucé. Manque de chance : c'est son fils Idamante qu'il croise en premier sur la plage. Que faire ? Il temporise en chassant son rejeton, mais les divinités lui rappellent sa promesse et menacent de ravager la Crète par une autre tempête. Idoménée renonce alors à son trône. Rien n'y fait. Némésis sort des enfers, le trône se brise et le roi, pris de folie, tue Idamante. Lorsqu'il retrouve la raison, il tente de se suicider, mais on l'en empêche : il devra vivre avec ses remords.

Médée (Marc Antoine Charpentier, livret de Thomas Corneille, 1693)
Médée, fille du roi de Colchide et magicienne à ses heures, se réfugie avec Jason à la cour de Créon, roi de Corinthe (ils ont dérobé la toison d'or et on leur court après). Hélas, Jason s'éprend bien vite de Créuse, la fille du roi, et bientôt Médée se voit contrainte de quitter le palais. Elle tente de rétablir la situation en dressant Oronte, roi d'Argos, contre Jason, mais, voyant que les choses n'avancent pas, elle finit par se mettre très en colère. Elle renverse Créon au moyen de sortilèges (celui-ci, de rage, tue Oronte puis se suicide), tue Créuse au moyen d'une robe empoisonnée et poignarde ses enfants devant Jason qui reste seul dans un palais ravagé.

Persée (Jean-Baptiste Lully, livret de Philippe Quinault, 1682)
Ça ne va pas fort au royaume d'Éthiopie : la terrible Méduse passe son temps à pétrifier les sujets du roi Céphée parce que Cassiope, son épouse, n'a rien trouvé de mieux que d'irriter la déesse Junon. On a beau donner des jeux en l'honneur de la divinité outragée, rien n'y fait. Grosse déprime donc. C'est alors que le jeune Persée (fils de Jupiter) propose de régler son compte à la terrible créature si l'on consent à lui donner en échange la main de la princesse Andromède. Bien que celle-ci ait déjà été promise à Phinée, le couple royal accepte. Équipé de pied en cap par des cyclopes, des nymphes guerrières et des divinités infernales, Persée se met bientôt en route et, avec l'aide de Mercure, raccourcit proprement la terrible gorgone et emporte sa tête dans une écharpe. A son retour, les Éthiopiens ne se sentent plus de joie. Hélas, la liesse est de courte durée : une tempête éclate, provoquée par Junon, et l'on apprend très vite que pour y mettre fin il faudra sacrifier la vie d'Andromède. Lamentations. Des tritons enchaînent la princesse sur un rocher, un monstre paraît, mais Persée surgit dans les airs et n'en fait qu'une bouchée. Victoire ! La mer s'apaise, le peuple se met à danser et l'on se met à préparer les noces du jeune héros avec la belle Andromède. C'est sans compter sur le dépit de Phinée qui enrage et décide de supprimer son rival. Il s'invite au mariage avec une troupe d'hommes en armes, mais Persée, prévenu à temps par Mérope (amante malheureuse qui a su triompher de sa jalousie), les pétrifie tous en leur montrant la tête de Méduse. Euphorie générale. Vénus descend sur terre et invite Céphée, Cassiope, Persée et Andromède à monter dans les cieux au milieu des étoiles brillantes.

Phaëton (Jean-Baptiste Lully, livret de Philippe Quinault, 1683)
Phaëton, fils du Soleil et de Clymène, voudrait régner sur l'Égypte, et, pour arriver à ses fins, il est prêt à délaisser l'amour de Théone pour épouser Lybie, la fille du roi Mérops. Malheureusement, celle-ci aime Epaphus, fils de Jupiter et d'Isis, et l'idée que ce dernier puisse hériter du trône remplit Phaëton de colère. Bientôt pourtant, Mérops finit par céder son trône et la main de sa fille au jeune ambitieux et de grandes fêtes sont organisées. Théone et Epaphus sont désespérés. Tandis que l'une implore la vengeance des dieux, l'autre décide de s'en prendre à l'honneur du nouveau roi en mettant en doute sa filiation avec le Soleil. Vexé comme un pou, Phaëton promet d'apporter la preuve qu'il est le fils du Soleil. Des vents descendent des nuages et l'emportent au palais de son père. Là, le Soleil jure ses grands dieux que Phaëton est bien son fils, mais cela ne suffit pas : le rejeton exige de conduire le char de son père pour épater la galerie. Le paternel accepte et le fils s'envole. Hélas, ce dernier finit par perdre le contrôle de l'engin, et, devant la menace d'embrasement général, Jupiter intervient, frappe le char de sa foudre et Phaëton périt dans sa chute.

Scylla et Glaucus (Jean-Marie Leclair, livret d'Albaret, 1746)
Quelque part en Sicile, Glaucus ne se trouve pas assez aimé de Scylla et s'en va demander l'aide de la sorcière Circé. Malheureusement, celle-ci tombe folle amoureuse du jeune homme, l'envoûte et le garde pour elle. Scylla, qui s'inquiète de l'absence de son amant, envoie Licas à sa recherche. Celui-ci retrouve Glaucus et, en prononçant le nom de Scylla, parvient à rompre l'enchantement de Circé. Furieuse, la sorcière jure de se venger. Alors que des réjouissances sont organisées pour fêter les retrouvailles des amants, elle débarque sur un nuage, tente en vain de regagner l'amour du jeune homme et en appelle aux forces infernales pour détruire sa rivale. La lune descend sur terre, se transforme en Hécate et remet à la sorcière le plus terrible des poisons. Circé le verse dans l'eau d'une fontaine et Scylla, qui finit par y jeter les yeux, s'écroule aux pieds de Glaucus puis se précipite dans la mer où elle se métamorphose en rocher ayant la forme d'une femme. Glaucus reste seul et malheureux. Circé s'envole, très satisfaite du travail accompli.

Tancrède (André Campra, livret d'Antoine Danchet, 1702)
Tancrède, chevalier chrétien, aime Clorinde, princesse et guerrière sarrasine. Pour corser le tout : Tancrède a un rival, Argant, et Clorinde a une rivale, Herminie. Enfin, l'enchanteur Isménor est amoureux d'Herminie. Tout ce beau monde se déchire sur quatre actes sans parvenir à en finir vraiment. Au cinquième acte a lieu une bataille. A la fin, Tancrède s'aperçoit avec effroi qu'il a tué Clorinde qui avait revêtu l'armure d'Argant. Il tente de se suicider mais les soldats le désarment. Il ne lui reste plus qu'à vivre avec sa douleur.

Zoroastre (Jean-Philippe Rameau, livret de Louis de Cahusac, 1749)
A Bactriane, le grand-prêtre Abramane est furieux parce qu'Amélite, l'héritière du trône, lui préfère Zoroastre, le maître des mages. Celui-ci a pourtant été proscrit, mais rien ne peut apaiser sa colère. Afin d'assouvir sa vengeance, il propose une alliance à la princesse Erinice qui voit là une bonne occasion de punir Zoroastre de son indifférence. Ils s'entendent pour partager le trône et font enlever Amélite par des esprits cruels. La nouvelle parvient jusqu'au palais d'Oromases (le roi des Génies) où Zoroastre trouve l'exil bien ennuyeux. Oromases convoque aussitôt les esprits du feu, de l'air, de la terre et de l'onde, donne le « Livre de Vie » à son invité et l'expédie au secours de sa bien-aimée. Zoroastre arrive au bon moment : il sauve Amélite du poignard d'Erinice, mais celle-ci ne s'avoue pas vaincue et promet aux amants une vengeance terrible. Sur quoi, Zoroastre descend dans la rue, présente Amélite au peuple, lui annonce que le règne des prêtres criminels a cessé et invite tout le monde à faire la fête en prévision de leur mariage. Le lendemain, la fête bat son plein. C'est alors que le tonnerre éclate, que le ciel s'obscurcit, que la terre tremble et qu'Abramane apparaît dans le ciel. Il lance diverses imprécations et Amélite s'écroule. C'est l'épouvante générale. Zoroastre demande aux esprits bienfaisants d'emporter sa bien-aimée et voit, impuissant, la ville de Bactre s'embraser sous les coups d'un feu venu du ciel. Dans son temple souterrain, Abramane savoure sa vengeance, mais sa joie est de courte durée. Ses prêtres viennent en effet lui annoncer que Zoroastre, à la surface, est parvenu à retourner la situation en sa faveur grâce à la magie. C'en est trop : grosse colère du prêtre qui décide de mettre le paquet. Un grand sacrifice est organisé et la Haine, le Désespoir, la Vengeance et toutes leurs légions infernales sont convoquées. Sur quoi, Abramane jette un sort qui lui permet d'enlever Amélite au beau milieu de son intronisation. Ses prêtres surgissent en armes et annoncent à la foule médusée qu'Erinice sera désormais leur reine. Bien qu'il craigne pour la vie d'Amélite, Zoroastre implore alors le secours du ciel et, en un éclair, tous ses ennemis sont engloutis dans les entrailles de la terre. A la fin, Oromases ramène Amélite et les héros peuvent enfin célébrer leur mariage.

A suivre...