Françoise
Collongues, brassière, habitante de Montoussin,
subroge Jean Collongues, son frère, trafiquant,
habitant de Montoussin, sur tous les droits qu'elle
peut et pourrait prétendre sur l'hérédité
de ses père et mère. En échange
de quoi Jean Collongues s'engage à lui payer
600 livres en six annuités de 100 livres. Au
cas ou Françoise Collongues (ou ses ayant cause)
souhaiterait acheter un immeuble, les dates de paiement
ne seront pas changées. En cas d'achat, et
si le bien acheté excède 100 livres,
Jean Collongues s'oblige à en payer le surplus.
Cette somme supplémentaire, qui ne pourra dépasser
100 livres, sera déduite de l'annuité
suivante. Enfin, Jean Collongues s'engage à
laisser Jeanne Lacaze, sa mère, jouir des biens
cédés par sa soeur, à charge
pour elle de vivre à même pot et feu,
de ne pas dissiper le revenu des dits bien et de ne
rien égarer de la maison de feu Jean Collongues
son mari. Les biens immeubles sont évalués
à 400 livres et les biens meubles à
200 livres. Fait en présence du sieur Jean
Bertrand Jile (bourgeois) et de Théodore Terré
( tisserand), habitants de Montoussin. Jile signe.