Dans
la métairie dite « du moulin »,
appartenant à monsieur de Sarrecave, Jeanne
Barrère, veuve de Jean Bieu (brassier), dans
son lit, malade, dans une chambre haute de sa maison,
ordonne son testament.
En premier lieu, elle fait le signe de la croix sur
son corps et recommande son âme à Dieu.
Après sa mort, elle demande à être
ensevelie au cimetière de Castelgaillard, dans
le tombeau de son mari. Elle lègue la somme
de 12 livres pour ses honneurs funèbres, cierges,
prières, messes, etc. S'il reste de l'argent
sur cette somme, elle demande des messes basses de
requiem pour le repos de son âme.
Après quoi, elle lègue à Isabeau
Bieu, sa fille aînée, qu'elle a mariée
à Pierre Fourcade (tisserand) et qu'elle a
« honnêtement » dotée, la
somme de 1 livre 10 sol pour supplément de
légitime. Elle lègue à Louise
Bieu, qu'elle a mariée à Jean Esclassan,
et qu'elle a « honnêtement »
dotée, la somme de 1 livre 10 sol pour supplément
de légitime. Elle lègue à Raymond
Bieu, son fils cadet, la légitime à
laquelle il pourra prétendre ainsi que la jouissance
et l'usufruit sa vie durant de tous ses biens présents.
Enfin, elle nomme François Bieu, son fils aîné,
héritier général et universel
de tous ses biens meubles et immeubles présents
et à venir, à la réserve de ne
pouvoir en disposer qu'après sa mort et celle
de son frère cadet. La testatrice annule tous
les testaments et codicilles établis précédemment.
Fait en présence de Pierre Esclassan, Raymond
Esclassan, laboureurs, Jean Tournan, Pierre Dufaur,
tisserands, Jean Mathieu et Simon Fréchou,
laboureurs, tous habitants de Castelgaillard. Jean
Tournan, Pierre Esclassan et Raymond Esclassan signent.