Montesquieu-Volvestre - 17 février 1788 - Sauvestre
accord entre héritiers
Dans l'étude du notaire de Montesquieu-Volvestre, Michel Saubestre, brassier, et son cousin Jean Saubestre, fils de Paul, bordier à la métairie de la Balade, déclarent : 1) que leur grand-père et arrière-grand-père Jean Saubestre avait eu de son premier mariage deux garçons nommés Jean et Georges, et, de son second mariage avec Bernarde Lychene, un garçon nommé Pierre Saubestre, père de Michel ; 2) que Jean Saubestre étant décédé intestat, ses fils du premier lit s'emparèrent de tous ses meubles et effets ; 3) que Jean Saubestre ne possédait qu'un petit bois taillis au lieu-dit « à Gari » mais que ses trois fils en ont joui collectivement ; 4) que suivant un contrat de mariage passé devant Me Pailhès le 10 avril 1699, Pierre Saubestre devait percevoir la somme de 200 livres à compte de la succession de sa mère Bernarde Lychene mais que cette somme n'a jamais été perçue, ni par lui ni par son fils unique Michel ; 5) que Michel Saubestre a porté plainte contre son cousin Jean et que le juge de Montesquieu a ordonné : a) que la dot de Bernarde Lychene serait prélevée sur la valeur du petit bois, b) qu'un tiers du bois serait donné à Michel ; 6) que pour éviter un procès ruineux, des amis communs les ont amenés à conclure un accord à l'amiable. Dans un premier temps, Jean Saubestre renonce à toute prétention sur les deux tiers du petit bois tailli qui lui appartenaient. Il cède ensuite un tiers de son héritage paternel. Georges Saubestre, son oncle, se charge en son nom de verser une rente annuelle et perpétuelle de 4 livres 1 sol 8 deniers aux prêtres de la Fraternité de Montesquieu auprès desquels Michel Saubestre s'est endetté. Fait en présence du sieur Jean François Alard et de Jean Marie Chourre, tous deux habitants de Montesquieu, qui signent avec le notaire.
(ADHG 3E 15527 f°62vo-63vo - Poytou)