Dans
l'étude du notaire de Montesquieu-Volvestre,
Michel Saubestre, brassier, et son cousin Jean Saubestre,
fils de Paul, bordier à la métairie
de la Balade, déclarent : 1)
que leur grand-père et arrière-grand-père
Jean Saubestre avait eu de son premier mariage deux
garçons nommés Jean et Georges, et,
de son second mariage avec Bernarde Lychene, un garçon
nommé Pierre Saubestre, père de Michel
; 2) que Jean Saubestre
étant décédé intestat,
ses fils du premier lit s'emparèrent de tous
ses meubles et effets ; 3)
que Jean Saubestre ne possédait qu'un petit
bois taillis au lieu-dit « à Gari »
mais que ses trois fils en ont joui collectivement
; 4) que suivant un contrat
de mariage passé devant Me Pailhès le
10 avril 1699, Pierre Saubestre devait percevoir la
somme de 200 livres à compte de la succession
de sa mère Bernarde Lychene mais que cette
somme n'a jamais été perçue,
ni par lui ni par son fils unique Michel ; 5)
que Michel Saubestre a porté plainte contre
son cousin Jean et que le juge de Montesquieu a ordonné
: a) que la dot de Bernarde Lychene serait prélevée
sur la valeur du petit bois, b) qu'un tiers du bois
serait donné à Michel ; 6)
que pour éviter un procès ruineux, des
amis communs les ont amenés à conclure
un accord à l'amiable. Dans un premier temps,
Jean Saubestre renonce à toute prétention
sur les deux tiers du petit bois tailli qui lui appartenaient.
Il cède ensuite un tiers de son héritage
paternel. Georges Saubestre, son oncle, se charge
en son nom de verser une rente annuelle et perpétuelle
de 4 livres 1 sol 8 deniers aux prêtres de la
Fraternité de Montesquieu auprès desquels
Michel Saubestre s'est endetté. Fait en présence
du sieur Jean François Alard et de Jean Marie
Chourre, tous deux habitants de Montesquieu, qui signent
avec le notaire.