Saint-Pé
d'Arès, quartier de Castillon-d'en-Bas, maison
des héritiers de Bertrand Dulac, Jeanne Ader,
veuve de Bertrand Dulac (brassier), assise sur un
petit siège auprès du feu dans une chambre
basse de sa maison, affligée d'un asthme, ordonne
son testament.
En premier lieu, elle fait le signe de la croix sur
son corps et recommande son âme à Dieu.
Après sa mort, elle demande à être
ensevelie au cimetière de Fabas, dans le tombeau
de son mari. Elle lègue la somme de 12 livres
pour ses honneurs funèbres, cierges, prières,
messes, etc.
Après quoi, elle lègue à Bertrand
Dulac, son petit-fils, fils de feu Vincent Dulac et
de Hippolyte Couget, la somme de 15 livres qui lui
sera payée lorsqu'il aura atteint ses 25 ans.
Elle lègue à Anthonie Dulac, sa fille,
qu'elle a mariée à Augustin Couget (de
Lussan), la somme de 15 livres qui lui sera payée
en trois annuités après sa mort. Elle
lègue à Hippolyte Couget, sa belle-fille,
veuve de Vincent Dulac, la somme de 10 livres pour
les bons services qu'elle lui a rendus.
Enfin, elle lègue à Jean Dulac, son
fils, brassier, habitant auprès d'elle, la
part virile de l'augment qu'elle a gagné par
le prédécès de son mari, et le
nomme héritier général et universel
de tous ses biens meubles et immeubles, à charge
pour lui d'acquitter les legs contenus dans ce testament.
Fait en présence des sieurs Bertrand Loubière
(marchand), Alexis Labat (laboureur), Jacques Deprax
(laboureur-bordier), Jean Garon, Raymond Garon, et
François Garon, brassiers, et Pierre Dario
(bordier), tous habitants de Fabas, spiritualité
de St-Pé. Loubière et Labat signent.