Points forts : excellente impression d'ensemble
pour ce qui touche à la propreté de la copie
; belles couleurs ; définition allant de bonne
à très bonne ; pas de bruit disgracieux
dans les scènes en basse lumière ; c'est
stable, pas de "mouvances" constatées.
Pas de soucis côté audio. L'impression de
HD est majoritaire, mais, comme souvent, ce sont les plans
rapprochés — "plans poitrine",
gros plans de visages — et les séquences
bien éclairées qui tirent le mieux leur
épingle du jeu.
Points faibles : première déconvenue,
le master n'est proposé qu'en 1080i (la mention
1080p qui figure au verso de la jaquette est tout bonnement
mensongère). A moins que le film ait été
filmé en 25 images secondes, il y a tout lieu d'être
mécontent... Autre soucis : à voir le satiné
de certains visages et l'aspect "ripoliné"
de certains arrière-plans, on pense très
vite "DNR". L'image a — ici ou là
— un côté laqué au naturel douteux
et l'on se demande dans quelle mesure le grain d'origine
— si grain il y avait — a été
passé à la lessiveuse. On peut toujours
envisager que ce lissage soit dû au modèle
de caméra utilisé — en l'occurence,
une caméra numérique Red One —, mais
un doute subsiste. Une chose est sûre, dans quelques
cas extrêmes, l'appauvrissement des nuances sur
une poignée d'aplats en basse lumière entraîne
une transition discontinue d'un niveau de couleur à
l'autre et l'on peut percevoir de la "postérisation"
(voir par exemple les zones sombres et les aplats de gris
à 33'12-25, le panneau de la porte à 1h21'38-39
ou la main de Naomi Watts à 1h33'41-43). Enfin,
la qualité de la définition n'est pas toujours
constante, notamment dans le premier tiers du film. Mais
cela tient sans doute à la difficulté qu'a
le réalisateur — craignant peut-être
d'être ennuyeux — à faire des plans
autrement qu'en baladant sa caméra dans tous les
sens. C'est plus un problème de contenu que de
contenant.
Pour le reste : image apparemment proposée
au format 2.35 (non mesuré). Côté
audio, on a la VO en anglais / français / arabe
(on parle ces trois langues dans le film) et une VF ;
toutes deux en DTS HD 5.1 MA. Les langues sont bloquées,
impossible de passer de l'une à l'autre sans avoir
recours au "pop-up menu". Il y a des sous-titres
français et... c'est tout. Police idéalement
discrète (idem pour l'interligne), mais texte imposé
sur la VO, à cheval sur la bande noire et l'image.
Vous trouverez des choses dans la rubrique "suppléments",
mais il faut être un peu masochiste pour avoir envie
de visionner ces images en "576p moche" après
avoir passé près de 100 minutes devant un
master — disons-le — autrement plus sésuidant.
Enfin, au rayon des sujets qui fâchent, on regrettera
la présence — en début de programme
— de bandes annonces promotionnelles dont on se
contrefout ! Subtitles : french
(non-removable). (mars 2011) |