Points
forts : copie très propre ; belles couleurs ;
définition allant de bonne à très
bonne ; pas de postérisation ; c'est stable, pas
de "mouvances" constatées. Points
faibles : le transfert n'est pas aussi calamiteux
que pour "Millénium 2", mais on est loin
du compte. Côté HD, on reste une fois de
plus sur sa faim. Pour tout dire, on a majoritairement
l'impression de regarder "la télé"
et pas réellement le sentiment d'être devant
un blu-ray digne de ce nom. Sinon, comme cela était
le cas pour le film précédent, bon nombre
de plans sont pollués par un "bruit vidéo"
plus ou moins prononcé. A certains moments, on
note même une pulsation de ce "bruit",
une sorte d'équivalent du "pompage" pour
les vieux films. Enfin, une trentaine de passages de quelques
secondes présentent une image qui fait peine à
voir (en particulier à 5'02-05, 5'12-16, 44'33-38,
49'51-50'04, 50'10-17, 50'28-43, 51'00-06, 51'11-13, 58'13-19,
59'22-1h00'04, 1h57'27-29 où le transfert n'a vraiment
aucune tenue). On pourrait objecter que sur 2h22 de film
(hors générique de fin), seules une dizaine
de minutes — 10'17 chronomètre en main —
offrent une image de mauvaise qualité, mais le
pourcentage ne fait rien à l'affaire, le travail
est bel et bien "bâclé". Plutôt
que de mettre ces films sur le marché dans l'urgence,
l'éditeur aurait dû prendre son temps et
s'appliquer davantage. Pour le reste
: image apparemment proposée au format 1.77 (non
mesuré). Côté audio, il n'y a que
la version originale en suédois. Il y a des sous-titres
suédois, norvégiens et finnois. Pas de français,
pas d'anglais. Police de sous-titrage idéalement
discrète (sur ce plan, les gros éditeurs
français et américains feraient bien de
s'inspirer des éditeurs nordiques). Interactivité
indigente (le chapitrage n'est même pas accessible
par le Menu). Incidemment, la traduction exacte du titre
original est "La chimère qui vola en éclats".
Subtitles : swedish, norwegian, finnish,
none. (mars 2010)
Le pour et le contre : on vous préviendra
charitablement que — d'un point de vue cinématographique
— le résultat est à la hauteur de
la qualité du transfert vidéo... autrement
dit, "pas très brillant" ! Millenium
2 s'était déjà montré particulièrement
faible (pauvre en action, très limité côté
réalisation) et seule la toute fin du film avait
permis d'éviter le naufrage. Mais là, avec
ce dernier opus, la chimère "Millenium"
vole réellement en éclats ou plutôt
fait "pop !", comme une bulle de savon arrivée
en bout de course. Pour tout dire, Daniel Alfredson nous
livre un téléfilm extrêmement bavard,
une conclusion verbeuse de 2h22 alternant les plans "taille",
les plans "poitrine" et les gros plans de visages.
Pendant la première heure et demie il ne se passe
— pratiquement — rien. Pendant les quarante
minutes suivantes, on fait des aller-retours entre une
prison et une salle de tribunal. Enfin, les treize dernières
minutes nous offrent un baroud d'honneur plutôt
symbolique. En gros, on a vraiment le sentiment que la
montagne a accouché d'une souris. A vous de voir...
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