14
août 1666
: dans la maison de François Lafalguière*,
cordonnier de Labastide-Paumès, Louis Castillon,
habitant de Sauveterre, fils de feu Jean et d'Antoinette
Brun, et Jeanne Lafalguière, habitante
de Labastide, fille de François et de Jeanne
de Courtès, promettent de se prendre en
mariage. François Lafalguière constitue
une dot de 80 livres. 20 livres seront payées
le jour des noces et le reste sera versé
en annuités de 10 livres, à la Saint-Martin.
Le trousseau se compose : d'un lit (couette et
coussins munis de plumes), une couverture blanche,
quatre draps de 18 pans chacun (2 de lin, 2 d'étoupe),
une nappe de lin de 12 pans, six serviettes (4
de lin, 2 d'étoupe), un cotillon de cadis
violet (garni de manches et d'un corselet) ; le
tout livrable au jour des noces. Pour le support
des charges du mariage, Dominique Bazerque, prêtre
et curé de Polastron, donne en plus un
coffre en bois de chêne un peu usé
(ferré et fermant à clé).
De même, Marie Lafalguière, veuve
de Raymond Dadé, de la paroisse d'Auban,
donne à sa nièce deux serviettes
de lin et une somme de 10 livres (5 livres payable
le jour des noces et 5 livres un an plus tard).
Sur quoi, intervient Pierre Cazaux, marchand du
lieu de Sauveterre et oncle du fiancé,
qui, en procureur d'Antoinette Brun, fait don
d'un sixième d'une pièce de terre
possédée par cette dernière
dans la paroisse de Sauveterre. Les futurs époux
en prendront pleine possession au jour du décès
de la donatrice. Enfin, un droit d'augment (en
cas de prédécès sans enfants)
est fixé à 10 livres. Fait en présence
de Philippe Pagan, Pierre Benissan, François
Cazac, Antoine Giresse (marchand de Labastide).
Bazerque, Cazaux, Pagan, Benissan et Cazac signent
avec le notaire. (ADHG 3E 25439 f°252-253vo
- Cazac)
*
Plus tard le nom se transformera en Lafarguière
puis en Laferrière.
18 mars 1684 : contrat
de mariage entre Jacques Soulé (fils de
feu Bernard + Françoise Solmes), de Montbernard,
et Catherine Rambaude (fille de feu Gilles Rambau
+ Françoise Prades). (ADHG 3E 19007 f°44vo-45
- Cazac)
13 juin 1688 : contrat
de mariage entre Guilhaume Rives (fils de Jean
+ Illaire Routgé) et Anthonie Talazac (fille
de feu Jean + Doumenge Dubech) du lieu d'Anan.
Anthonie est assistée de son frère
Dominique Talazac, forgeron. (ADHG 3E 19010 f°78vo-79vo
- Cazac)
7 février 1689
: contrat de mariage entre Jean Ader (fils de
feu Jean et veuf de Marie Prades), de Polastron,
et Simone Chèle, de Lussan. (ADHG 3E 19011
f°18-19 - Cazac)
5 juin 1689 : contrat
de mariage entre François Rives (fils de
Jean + Hillaire Routgé), habitant de Riolas,
et Superie Abadie. (ADHG 3E 19011 f°79-80vo
- Cazac)
30 octobre 1695 :
contrat de mariage entre François Rives,
de Riolas, et Anne Combes (fille de Louis Combes,
bourgeois + feu Marie Tournan). Dot de 200 livres.
Présents : Jean Rives (oncle), Etienne
Rives (frère). (ADHG 3E 19017 f°135-136
- Cazac)
23 décembre 1698
: contrat de mariage entre Paulet Dangla et Mathive
Rives (fille de Jean et de feu Hillaire Routgé).
Deux frères de Mathive sont cités
: François et Guilhem Rives. (ADHG 3E 25691
f°217-218 - Cabanes)
10 avril 1699 : contrat
de mariage entre Jean Saubestre et Bernarde Lichene
(fille de feu Jean + Marie Escat). Acte passé
dans la juridiction de Montesquieu-Volvestre.
(ADHG 3E 15480 f°? - Pailhes)
1704 : devant le
notaire d'Aulon, contrat de mariage de Jeanne
Marie Amilhat, fille de Bertrand Amilhat et Bertrande
Cassaigne. (ADHG 3E 23684 f°? - Amiel)
7 juin 1711 : contrat
de mariage entre Jean Dardene et Jeanne Deprax
(fille de Jean + Catherine Dulac). Des frères
de Jeanne sont cités : Jacques et Bertrand
Deprax. (ADHG 3E 19007 f°260vo-261 - Cabanes)
18 février 1714
: Pierre Esclassan, fils de Jean Esclassan et
d'Anne Dario ; et Jeanne Tournan, fille de Jean
Tournan et Anne Sauvere, assistée de son
père, promettent de se prendre en mariage.
Jean Tournan s'engage à donner une dot
de 120 livres (100 livres du chef paternel et
20 livres du chef maternel) plus un lit composé
de couette et coussin suffisamment emplumés,
une couverture de laine, un tour de lit en lin
de 24 pans, cinq draps de lin longs de 18 pans,
huit serviettes de lin, une nappe en toile de
lin de 12 pans, 6 livres de lin, un habit de rase
avec son assortiment, un habit de cadix et un
coffre en bois de chêne fermant à
clef. Jean Tournan s'engage à payer 15
livres avant la noce et le reste en annuités
de 15 livres au jour de la Saint-Martin. Les meubles
dotaux seront remis au jour des noces. De son
côté, Jean Esclassan nomme son fils
héritier général et lui donne
par avance le quart de ses biens en précisant
que couple devra vivre sous son toit, à
même pot et feu (le fiancé disposera
de la donation même en cas de séparation).
Il est stipulé que Pierre Esclassan s'engage
à assurer la subsistance de sa mère
au cas où elle survivrait à son
mari, et à donner leurs parts d'héritage
à ses frère et sœurs encore
à marier : Jean, Catherine et Marianne.
Fait en présence de Bernard Namarthes,
prêtre et curé de Castelgaillard,
de Jean Sauvere, Jean Sabatié, de Coueilles,
de Jean Marauat et Jean Duffaur fils de Guilhem.
Bernard Namarthe, Jean Dufaur et Pierre Esclassan
signent avec le notaire. (ADHG
3E 25693 f°25vo-26vo - Cabanes)
29 mars 1716 : à
Riolas, dans la maison de l'hérédité
de François Rives, contrat de mariage entre
Pierre Dauban et Mathive Rives (fille de François
+ Annes Combes). Un frère de Mathive est
cité : Louis Rives. Un oncle partenel est
également cité : Etienne Rives.
(ADHG 3E 25693 f°27-28vo - Cabanes)
22 novembre 1717
: contrat de mariage entre Louis Rives (fils de
François + Anne Combes), de Riolas, et
Isabeau Auziville (fille de Pierre + Armande Fournier
/ Tournier ?). Des beaux-frères du fiancé
sont cités : Mathieu Lafont, Pierre Laforgue
et Pierre Dauban. (ADHG 3E 25693 f°227-228vo
- Cabanes)
9 mai 1728 : contrat
de mariage entre Jean Dangla, de Labrande (fils
de Paulet + Bernarde Olivié), et Simone
Vinsouneau (fille de feu Pierre + Jeanne Bayle),
de Benque. (ADHG 3E 23795 f°75-77 - Sanarens)
2 ou 12 avril 1730
: contrat de mariage entre Pierre Saubestre, laboureur
(fils de feu Jean + Bernarde Lichene) et Simone
Perreu (fille de Bernard + Laurence Pradel). Pierre
Saubestre est assisté de ses frères
Georges, Jean et Paul Saubestre. (ADHG 3E 15544
f°185vo-186vo - Resclauze)
8 mai 1740 : Raymond
Lajous, tisserand, habitant de Francon, assisté
de son cousin germain Etienne Lajous ; et Peyronne
Izard, fille de Dominique Izard et d'Anne Moures,
assistée de ses père et mère
et de proches parents et amis, promettent de se
prendre en mariage. Les parents de la fiancée
constitue une dot de 110 livres : 60 livres du
chef du père et 50 livres du chef de la
mère. 9 livres seront payées le
jour des noces et le reste sera versé en
annuités de 10 livres à chaque Saint-Martin.
La future épouse recevra également
: un lit composé de couette et coussin
suffisamment emplumés, un tour de lit d'étoupe
de 5 canes, blanc et noir, « façon
cotonnade », une couverture de laine d'une
valeur de 8 livres, 6 bergues d'étoupe,
sept serviettes ornées de broderies (cinq
de lin et deux d'étoupe), un habit de burat
composé de corset et cotillon (couleur
au choix de la fiancée) et une armoire
estimée 7 livres. Le tout est estimé
à 20 livres. Une partie de ces meubles
dotaux sera remise le jour des noces et le reste
à la Saint-Martin. Raymond Lajous apporte
tous ses biens qu'il déclare valoir 150
livres. S'il meurt avant que le couple n'ait eu
des enfants, la fiancée bénéficiera
d'un don d'augment de 110 livres. Fait en présence
de Jean Montispan, tisserand, et de Dominique
Laforgue, menuisier, habitants de Fustignac. Etienne
Lajous, Jean Montispan et Dominique Izard signent.
(ADHG 3E 24059 f°271-272 - Claverie)
22 avril 1742 : Dans
la maison de Jacques Dufour, au quartier «
du Loup », Pierre Suberbye, habitant
de Labastide-Paumès, brassier, fils de
Jean et de Jeanne St-Sernin, et Françoise
Dufour, habitante de Polastron, fille de Jacques
et de Paule Soulé, promettent de se prendre
en mariage. Les parents Dufour constituent en
dot à leur fille la somme de 100 livres
(50 du père et 50 de la mère) dont
20 livres sont payées immédiatement
en trois écus de 6 livres plus 40 sols.
Le reste sera versé en annuités
de 15 livres à chaque Saint-Martin (la
dernière sera de 20 livres). Le trousseau
se compose : d'un lit (couette et coussins suffisamment
emplumés), de 5 cannes de toile de lin,
4 cannes de toile d'étoupe, 6 serviettes
de lin, une couverture valant 10 livres, un coffre
en bois de noyer et de cerisier (ferré
et fermant à clé), deux habits (l'un
de burat noir, composé de corset et cotillon
; l'autre de la couleur qui conviendra à
la fiancée) d'une valeur de 30 sols l'aune
pour le lendemain de la noce. Le tout est évalué
à 48 livres. Chaque pièce devra
être remise avant la noce, à l'exception
du second habit et des serviettes qui seront donnés
un an plus tard. En cas de prédécès
du fiancé, un droit d'augment est fixé
à 100 livres argent. Sur quoi, les parents
Suberbye font de leur fils leur légataire
universel. Ils précisent que les futurs
mariés devront vivre avec eux — selon
la crainte du Seigneur — à même
pot et feu, et qu'en cas de discorde ils pourront
jouir de la moitié de leurs biens qui sont
évalués à 148 livres (maison,
meubles, immeubles et récoltes). Pierre
Suberbye devra en outre se charger des dots d'Anne
et Rose, ses sœurs à marier. Chacune
recevra la somme de 100 livres plus un trousseau
composé : d'un lit (couette et coussins
emplumés), de 5 cannes de toile d'étoupe
à rayures pour un tour de lit, de 4 cannes
de toile de lin, d'une couverture valant 8 livres,
d'un coffre bas en noyer et hêtre (ferré
et fermant à clé), d'un habit de
burat noir (corset et cotillon) pour le jour des
noces. Enfin, le fiancé devra s'acquitter
des « honneurs funèbres » de
ses parents dans l'église de Cazac. Fait
en présence de Jacques Parieu, prêtre,
docteur en théologie et curé de
Polastron, de Catherine Rambaud (grand-mère
maternelle de la fiancée), de Joseph St-Raymond
(de Polastron), et de Jean Lafforgue, Bernard
Durrieu et Jean Abadie (de Cazac). Parieu, St-Raymond,
Laforgue, Durrieu et Abadie signent avec le notaire.
(ADHG 3E 19019 f°197-200 - Pagan)
5 juin 1742 : Jeannet
Dufour, natif de Polastron, habitant dans le moulin
de Gensac, fils de Jacques Dufour et de Paule
Soulé, habitants de Polastron, assisté
de son père et de Jean Dufour son frère
; et Françoise Collongues, brassière,
habitante de Montoussin, fille de feu Jean Collongues
et de Jeanne Lacaze, assistée de sa mère
et de Jean Lacaze son oncle, promettent de se
prendre en mariage. La fiancée se constitue
toutes les sommes qu'elle peut prétendre
sur Jean Collongues, son frère, suivant
la subrogation passée le même jour.
Jeanne Lacaze s'engage à donner : un lit
composé de couette et coussin suffisamment
emplumés, un tour de lit d'étoupe
de 12 canes orné de broderies, une couverture
de laine d'une valeur de 10 livres, six draps
de lin longs de 20 pans, deux autres draps d'étoupe
usés, une armoire d'une valeur de 8 livres,
douze serviettes de lin, une nappe en toile de
lin de 12 pans, un habit complet de burat noir
et un corset et cotillon de burat. Les droits
constitués et le trousseau sont évalués
à 200 livres*. Jean Collongues s'engage
à remettre le tour du lit, la couverture,
les draps et l'habit complet la veille de la noce.
Quant au corset et au cotillon, ils ne seront
remis que lorsque Jeanne Lacaze en sera payée
par Jean Lacaze. Pour aider au paiement de la
dot, la mère de la fiancée laisse
à son fils tous les biens qu'elle a acquis
à Montoussin depuis la mort de son mari,
tout en s'en réservant l'usufruit sa vie
durant. D'autre part, Jacques Dufour émancipe
son fils, le met hors de la puissance paternelle
et l'autorise à disposer librement de ses
biens. Il s'engage en outre à lui remettre
la somme de 150 livres, par annuités de
15 livres, à compter de la prochaine Saint-Martin.
Le fiancé, à genoux, tête
nue, remercie très humblement son père
et promet de lui rendre éternellement le
respect filial. Les biens possédés
en propre par le fiancé sont évalués
à 50 livres. Fait en présence du
sieur Jean Bertrand Jile, bourgeois, et de Théodore
Terré, tisserand, habitants de Montoussin.
Jile signe.(ADHG 3E 24060 f°713-714 - Claverie)
*
Précisons que le même jour, avant
la rédaction du contrat, Françoise
Collongues a transmis ses droits héréditaires
à son frère Jean pour la somme de
600 livres (ADHG 3E 24060 f°712-713 - Claverie).
7
mai 1743
: dans la maison d'Alexis Desbarats, arpenteur
de Labastide-Paumès, Domenge Laferrière,
habitant de Labastide, brassier, fils de feu François
et de Paule Amilhat, et Marie Jeanne Desbarats,
habitante de Labastide, fille de feu Baptiste
et de Jacquette Durrieu, promettent de se prendre
en mariage. Jacquette Durrieu, assisté
de Dominique Daubriac, son second époux,
constitue à sa fille une dot de 350 livres
en argent. 50 livres sont payées au moyen
d'une pièce de terre labourable d'une superficie
de 4 mesures 2 boisseaux*. Le reste sera versé
en annuités de 50 livres, à la Saint-Martin.
Le trousseau se compose : de 18 cannes de toile
de lin, 12 serviettes, 1 nappe de 12 pans en toile
de lin, un lit (couette et coussins emplumés),
un tour de lit à rayures en étoupe
et paumelle, une armoire à deux portes
valant 12 livres, une couverture valant 10 livres,
un habit de burat noir valant 35 sols la canne
pour le jour de la noce (bas, souliers, coiffe,
mouchoir et tablier, le tout « proportionné
» à l'état de la fiancée),
une veste et une jupe d'un autre burat valant
également 35 sols la canne pour le lendemain.
Le tout est évalué à 48 livres.
La moitié devra être remise le jour
du mariage et le reste dans un délai de
deux ans. Enfin, un droit d'augment est fixé
au tiers de la constitution dotale faite à
la fiancée. Fait en présence de
Pierre Louis Castet, Dominique Laforgue, Jean
Cazac (praticien) et Jean Laforgue dit Escalle,
tous habitants de Cazac, juridiction de Labastide.
Les témoins signent avec le notaire.(ADHG
3E 19020 f°7vo-10 / cahier séparé
- Pagan)
*
Environ 3.208 m².
8
décembre 1743
: Dans
la maison de Bernard Ducassé, Raymond Dufour,
voiturier, habitant de Polastron-Bourjac, fils
de Jacques Dufour et de Paule Soulé ; et
Jeanne Ducassé, habitante de Fabas, fille
de Bernard Ducassé et de Jeanne Pique,
promettent de se prendre en mariage. Les parents
de la fiancée constituent une dot de 120
livres : 100 livres venant du père
et 20 livres venant de la mère. De même,
le père s'engage à donner : un lit
(couette et coussin suffisamment emplumés)
5 bergues d'étoupe rayée pour le
tour du lit, une flessade (couverture de laine)
d'une valeur de 10 livres, six draps d'étoupe
de 18 pans chacun (quatre neufs, deux à
moitié usés), 5 cannes de toile
de lin, douze serviettes (six d'étoupe
et six de lin), une nappe de lin de 12 pans ornée
de broderies, un coffre en bois de chêne
et de cerisier, ferré et fermant à
clef, un habit de burat pour le jour de la noce
(couleur au choix de la fiancée), et les
hardes que la fiancée porte journellement.
Le père remet la somme de 30 livres aux
parents du fiancé et s'engage à
payer les 90 livres restantes par annuités
de 15 livres, à la Saint-Martin, sans intérêts
(sauf s'il y a retard de paiement). Les hardes,
quant à elles, seront remises la veille
de la noce. Jacques Dufour, père du fiancé,
émancipe son fils et le met hors de la
puissance paternelle. En outre, il fait de lui
son héritier général et universel,
à charge pour lui de payer les dots de
ses soeurs qui restent à marier et de payer
à ses trois frères la somme de 5
livres pour leur droit de légitime. Paule
Soulé, mère du fiancé, donne
à son fils un quart de tous ses biens présents
et à venir. Lorsque la dot de la fiancée
sera perçue, elle fera don d'un autre quart
de tous ses biens. De plus, elle fait de son fils
son héritier général et universel,
à charge pour lui de payer les dots de
ses soeurs qui restent à marier et de payer
à ses deux frères la somme de 5
livres pour leur droit de légitime. Il
est convenu que les fiancés vivront à
même pot et feu que les parents Dufour.
En cas d'incompatibilité, le père
du fiancé ne sera tenu de bailler qu'un
cheval à son fils. Enfin, Catherine Rembaud,
mère de Paule Soulé, fait don de
tous ses biens au fiancé, à charge
pour lui de l'entretenir et de payer à
Pierre et Jacques Dangla, fils d'Antoine Dangla
et de Marie Soulé, de Lussan, la somme
de 50 livres à chacun pour leur droit de
légitime. Les hardes constituées
à la fiancée sont évaluées
à 40 livres et les donations faite au fiancée
à 200 livres. Fait en présence de
Jean Dufour, frère du fiancé, Jean
Lahilhe (époux de Catherine Dufour), Jean
Senserry (époux de Marie Dufour), Pierre
Suberbie (époux de Françoise Dufour),
beaux-frères du fiancé, Marcial
Montauriol, parent du fiancé, Gaudens Ducassé,
Bernard Picque, parents de la fiancée,
Bernard Ducassé, frère de la fiancée,
Laurent Ducassé, parent à la fiancée,
et Jean Berge, habitants des lieux de Mondavezan,
Labrande, Montégut-Savès, Castelnau,
Cazac, Peyrissas, Fabas et Lussan. Picque, Gaudens,
Ducassé, Montauriol et Berge signent. (ADHG
3E 25698 f°294 - Daran)
2 février 1746
: dans la métairie du moulin, Jean Esclassan,
natif de Castelgaillard, valet à Coueilles,
fils de feu Jean Esclassan et de Bernarde Courtiade,
assisté de Jean Esclassan, son oncle, et
de Jean Tournan, son parent ; et Louise Bieu,
habitante de Castelgaillard, fille de feu Jean
Bieu et de Jeanne Barrère, assistée
de sa mère et de ses frères François
et Raymond Bieu, promettent de se prendre en mariage.
La mère de la fiancée et son frère
François constituent une dot de 170 livres
: 90 livres venant du père et 80 livres
venant de la mère. De même, Jeanne
Barrère s'engage à donner : un lit
garni de couette et coussin emplumés, 6
cannes d'étoupe rayée pour le tour
du lit, une flessade (couverture de laine) d'une
valeur de 9 livres, 8 cannes de toile de lin,
deux draps d'étoupe à demi usés,
une douzaine de serviettes, une nappe de toile
de douze pans, un coffre en bois de chêne,
ferré, à clef et à demi usé,
un habit de burat ou d'étoffe rase noire
pour le jour de la noce. Ces hardes sont évaluées
à 60 livres. Des 170 livres de la dot,
24 livres sont immédiatement remis par
François Bieu. Les 146 livres restantes
seront payées par annuités de 15
livres, à la Saint-Martin. Le dernier terme
sera de 26 livres, sans intérêt (sauf
s'il y a retard de paiement). Les 24 livres versées
immédiatement serviront de droit d'augment,
si le fiancé vient à décéder
en premier. Enfin, les parties conviennent que
la fiancée ne pourra plus rien prétendre
sur la succession de son père. Fait en
présence de Raymond Esclassan, Joachim
Gabarrot, parents du fiancé, Pierre Fourcade,
beau-frère de la fiancée, Raymond
Guchens et Dominique Péres, tous parents
et amis des parties et habitants de Coueilles,
St-Frajou, Agassac et Castelgaillard. Guchens,
Gabarrot, Pierre Esclassan et Jean Tournan signent.
(ADHG 3E 25699 f°347vo-348vo - Daran)
6 février 1751
: Paule Amilhat, habitante de Labastide, veuve
de François Laferrière, travailleur,
déclare qu'étant incapable de se
déplacer, elle consent au contrat de mariage
que Gabriel Laferrière, son fils, tailleur
d'habits, projette de conclure avec Guilhelme
Rives, de Castelgaillard. Fait en présence
de Jean Desbarats de Balan, laboureur, habitant
de Labastide, résidant dans la paroisse
de Cazac, et de Jean Labedan, laboureur, habitant
de Labastide, qui signent. (ADHG 3E 19023 f°21vo-22
- Pagan)
6 février 1751
: dans la maison de Bernard Rives, Gabriel Laferrière,
tailleur d'habits, habitant de Labastide-Paumès,
âgé de plus de 25 ans, fils de feu
François Laferrière et de Paule
Amilhat, assisté de Dominique Laferrière,
son frère aîné, et de Jean
Labedan, son cousin paternel ; et Guilhelme Rives,
habitante de Castelgaillard, âgée
de plus de 14 ans, fille de Bernard Rives, tailleur
de lin, et de Catherine Routgé, promettent
de se prendre en mariage. Les parents Rives font
de la fiancée leur héritière
générale et universelle, à
charge pour elle de payer la somme de 10 livres
pour les honneurs funèbres de sa mère,
et la somme de 10 livres pour les honneurs funèbres
de son père. Le père charge aussi
la fiancée de verser 20 livres à
Mathive (mariée, en service à Toulouse
depuis environ vingt ans) et à Jeanne Rives
(à marier), nées d'un premier mariage
avec Izabeau Dautin, pour leur droit de légitime.
Au cas ou Barthélémy Rives, né
du premier mariage et absent depuis de nombreuses
années, reviendrait, la fiancée
devra également lui verser 20 livres, sans
intérêts. Gabriel Laferrière
déclare apporter la somme de 300 livres
argent. Dominique Laferrière verse 10 livres
immédiatement, l'argent restant sera payé
par annuités de 20 livres à la Sainte-Catherine,
et de 15 livres à la fin de l'année.
Enfin le père de la fiancée s'engage
à recevoir le couple sous son toit, à
même pot et feu. L'immeuble de l'hérédité
est estimé à 200 livres. Les parties
renoncent à tout don d'augment. Tous les
biens des fiancés sont estimés à
600 livres. Fait en présence du sieur Fabin
Moulis, bourgeois du lieu de Sénarens,
de Jean Tournan, tisserand, habitant de Castelgaillard,
de Jean Rives, habitant de Riolas, qui signent
avec Jean Labedan. (ADHG 3E 19023 f°22-24vo
- Pagan)
21 juin 1751 : dans
la juridiction de Montesquieu-Volvestre, contrat
de mariage entre Georges Saubestre (fils de feu
Jean + Marie Pradel) et Madeleine Feuillerac.
(ADHG 3E 15551 f°80vo-81 - Resclauze)
8 janvier 1755 :dans
l'étude du notaire de Montesquieu, Paul
Sauvestre, brassier, habitant de Montesquieu,
fils de Jean Sauvestre et de Catherine Desbertrand,
assisté de ses oncles Pierre et Georges
Sauvestre ; et Jeanne Servant, résidant
à la métairie des Hourques à
Montesquieu, fille de Pierre Servant et de Jeanne
Merly, assistée de son oncle Jean Merly,
promettent de se prendre en mariage. Pierre Servant
s'engage à verser une dot de 40 livres
qui sera payée en quatre annuités.
A cette somme, il faut ajouter celle de 25 livres
donnée par l'hôpital de Montesquieu
suivant un legs fait par feu Mr Delage, prêtre
de la Fraternité, pour permettre le mariage
des filles pauvres de la paroisse. L'argent, qui
a été versé par Pierre Chourre,
trésorier de l'hôpital, est remis
à Jean Sauvestre. Les meubles dotaux, d'une
valeur de 45 livres, consisteront en un lit garni
de couette, coussin et traversin suffisamment
remplis de plume, 4 canes 4 pans de toile de lin
et d'étoupe pour le tour du lit, une couverture
de laine d'une valeur de 10 livres, quatre draps
de lin et d'étoupe de 2 canes 2 pans, six
serviettes, une nappe, une armoire d'une valeur
de 8 livres et un habit composé d'une veste,
d'une jupe et d'un tablier ; le tout à
l'état neuf, sauf un des draps qui est
usé. Pierre Servant n'ayant aucun biens
immeubles, Jean Sauvestre père exprime
le souhait que les futurs mariés viennent
vivre sous son toit. En cas de discorde, il promet
de donner à son fils un quart de ses biens
et effets mobiliers ; don qu'il évalue
à la somme de 40 livres. Fait en présence
de Me Charles Louis Pailhés, avocat au
parlement, et de Joseph Laveran, tous deux habitants
de Montesquieu. Ils signent avec le notaire. (ADHG
3E 15552 f°233-234vo - Resclauze)
31 janvier 1756 :
dans la juridiction de Montesquieu-Volvestre,
contrat de mariage entre Michel Saubestre (fils
de Pierre + Simone Perreu) et Jeanne D'auban (fille
de feu Denis + Jeanne Fajau). (ADHG 3E 15553 f°90-91
- Resclauze)
3 mai 1766 : contrat
de mariage entre Paul Saubestre (fils de Jean
+ Catherine Desbertrand) et Jeanne Houillé
(fille de Pierre + Marguerite Pons). Dot de 150
livres. Trousseau de 40 livres. Le garçon
déclare apporter 50 livres. (ADHG 3E 15510
f°74vo-75vo - Resclauze)
3 mai 1766 : dans
l'étude du notaire de Montesquieu-Volvestre,
Paul Saubestre, brassier, fils de Jean Saubestre
et de Catherine Desbertrand ; et Jeanne Houillet,
fille de feu Pierre Houillet, brassier, et de
Marguerite Pons (résidant à Gouzens),
promettent de se prendre en mariage. Jeanne Houillet,
qui a l'accord de sa mère, déclare
apporter la somme de 150 livres* et le trousseau
légués par son père dans
un testament enregistré le 23 mars 1755,
soit : un habit de burat complet, un autre habit
de burat noir complet (étoffe du pays),
une couette, un coussin, un tour de lit de paumelle
orné de broderies, quatre draps de 18 pans,
six serviettes, une nappe, une couverture de laine
(ou 8 livres) et une armoire (ou 8 livres) ;
le tout évalué à la somme
de 40 livres. Pour le fiancé, Jean Saubestre
père donne le tiers de tous ses meubles
et effets, don qu'il évalue à la
somme de 50 livres. Fait en présence du
sieur Pierre Mesplé, boulanger de Montesquieu,
et de Philippe Vidal, habitant de Gouzens, qui
signent avec le notaire. (ADHG 3E 15510 f°74vo-75vo
- Resclauze)
*
Le testament du père dit "140 livres".
2 novembre 1766 :
Jacques Dufour, meunier, habitant de Montoussin,
fils de Jean Dufour et de feu Françoise
Collongues ; et Barthélémie Rufat,
habitante de Fustignac, fille de François
Rufat et de Jeanne Laforgue, promettent de se
prendre en mariage. Jean Dufour donne à
son fils 600 livres : 400 de son chef, 200 du
chef de feu Françoise Collongues. Des 400
livres venant de lui, 100 livres seront payées
avant la noce. Les 300 livres restantes seront
versées en trois annuités de 100
livres. Quant aux 200 livres venant de Françoise
Collongues, c'est Jean Collongues, son frère,
qui se chargera de les payer dans le mois qui
suivra. En outre, il s'engage à donner
un habit complet d'étoffe rase, de pied
en cap, évalué 30 livres et dont
la couleur sera au choix du fiancé. Enfin
ce dernier est émancipé et mis hors
de la puissance paternelle. D'autre part, François
Rufat et Jeanne Laforgue font de leur fille leur
héritière universelle, sous réserve
qu'elle vive sous leur toit, avec son époux,
à même pot et feu, et à charge
pour elle de payer les dettes de son père
et les légitimes de ses frères et
soeurs. En cas de discorde, François Rufat
s'engage à donner aux futurs époux
la somme de 600 livres ainsi qu'une maison. Enfin,
les biens de la fiancée sont évalués
à 1.400 livres. Fait en présence
de Jean Dufour, Raymond Dufour et Jean Collongues,
oncles du fiancé, de Dominique Collongues,
cousin du fiancé, de François et
Bernard Rufat, frères de la fiancée,
de Jean Ségu, beau-frère de la fiancée,
de Jean Rufat, François Laforgue et Félix
Lecussan, cousins de la fiancée, du sieur
Jean Joseph Lecussan, bourgeois de Fustignac,
et de Annet Mathieu, cordonnier, du Fousseret.
Jean Joseph Lecussan, Annet Mathieu et Jean Rufat
signent. (ADHG 3E 20394 f°140vo-142vo - Naves)
1er mai 1768 : dans
l'étude du notaire de Montesquieu-Volvestre,
Blaize Faure, brassier, fils de feu Paul Faure
et de Jeanne Labarthe, assisté de son cousin
Jacques Labarthe ; et Marie Saubestre, fille de
Jean Saubestre, laboureur, habitant à la
métairie de M. d'Escat (parsan des Tuileries)
et Catherine Desbertrand, promettent de se prendre
en mariage. Jean Saubestre constitue à
sa fille une dot de 30 livres et les meubles dotaux
suivants : une couette, un traversin, une couverture
de laine d'une valeur de 10 livres, quatre draps
de 20 pans en toile tramadis, deux serviettes
de 5 pans de même étoffe, et une
caisse en bois de sapin garnie de ses ferrures
et à demi usée ; le tout évalué
à la somme de 45 livres. De son côté,
le fiancé déclare apporter la somme
de 20 livres qui constitue sa seule fortune. Fait
en présence de Joseph Auduin, charpentier,
et de Jean Roques, tailleur, habitants de Montesquieu
qui signent avec le notaire. (ADHG 3E 15511 f°195vo-196vo
- Resclauze)
15 janvier 1770 :
Bertrand Dulac, laboureur, habitant du lieu de
St-Pé d'Arès, fils de feu Vincent
Dulac et de Hippolyte Couget, assisté de
sa mère et de l'avis de Dominique Laouat
son oncle ; et Jeanne Dufour, habitante de Montoussin,
fille de Jean Dufour et de feu Françoise
Collongues, assistée de son père
et l'avis de Raymond Dufour son oncle, promettent
de se prendre en mariage. Le père de la
fiancée constitue une dot de 400 livres
: 200 livres pour les droits paternels et 200
livres pour les droits maternels. Il s'engage
aussi à payer 200 livres avant la noce.
Si le fiancé trouvait à faire un
« emplacement » avant la noce, son
beau-père s'oblige à payer 300 livres
et le surplus. Les sommes dues seront payées
en annuités de 50 livres, à compter
de ce jour. En outre, la fiancée recevra :
un lit composé de couette et coussin suffisamment
emplumés, un tour de lit en lin et en étoupe
orné de broderies, neuf draps de longueur
de 18 pans (deux de lin neuf, deux de lin à
demi usés ; deux d'étoupe neufs
et trois d'étoupe à demi usés),
une flessade (couverture de laine) d'une valeur
de 12 livres, une armoire de même prix,
douze serviettes neuves ornées de broderies,
une nappe de 12 pans ornée de broderies,
deux habits (l'un de burat de fleuret noir, l'autre
de burat doublé, couleur au choix de la
fiancée). La fiancée ajoute de son
propre chef un habit de burat fleuret, veste et
cotillon, de couleur bleu. Le tout est estimé
à 40 livres payables avant la noce. D'autre
part, Hippolyte Couget fait de Bertrand Dulac
son héritier général et universel.
Elle évalue ses biens à 500 livres.
Les futurs époux devront vivre sous son
toit, à même pot et feu. Enfin, il
est stipulé que Jeanne Dufour pourra bénéficier
d'un don d'augment. Fait en présence de
Me Jean Marcelin Toigne, curé de Montoussin,
de Benoit Adet, négociant, habitant de
Fabas, de Jean Rufat, trafiquant de Fustignac,
qui signent avec le futur époux. (ADHG
3E 20395 f°11-12vo - Naves)
24 avril 1774 : au
lieu de Martignan, juridiction de Fabas, Bertrand
Couget, laboureur, habitant de Lussan, fils d'Augustin
et de Toinette Dulac, assisté de son père
; et Cécile Rascio, fille de feu Barthélémy
Rascio et de Louise Dader, assistée de
sa mère et d'Antoine Rascio son frère,
habitant de Martignan, promettent de se prendre
en mariage. La mère de la fiancée
constitue de son propre chef une dot de 240 livres,
ainsi que : un lit composé de couette et
coussin, le tout suffisamment emplumé,
5 bergues de toile d'étoupe en quadrillé
pour le tour du lit, une flessade (couverture
de laine) de valeur de 10 livres, six draps de
18 pans chacun (trois de paumelle et trois d'étoupe),
douze serviettes et une nappe de 12 pans, le tout
de lin orné de broderies, un habit d'étoffe
rase composé de veste et cotillon pour
le jour des noces (avec son assortiment de la
tête au pied, couleur au gré de la
fiancée), un autre habit de burat composé
de veste et cotillon seulement pour le lendemain
des noces, et une armoire de hêtre à
deux ouvrants, ferrée et fermée
à clef de valeur de 10 livres. A quoi la
fiancée ajoute de son propre chef trois
draps d'étoupe de 14 pans chacun qui lui
ont été légués par
Doumenge Dader sa tante. Le tout est évalué
à la somme de 48 livres et sera remis la
veille de la noce. De plus, Antoine Rascio constitue
à sa soeur la somme de 210 livres : 85
livres venant de feu leur père et 115 livres
venant de lui. Des 450 livres de la dot, 80 livres
sont payées immédiatement. Le restant
sera versé : 66 livres sous huitaine, suivies
d'annuités de 30 livres à partir
de la Saint-Martin 1775. La dernière annuité
sera de 4 livres. D'autre part, Augustin Couget
fait du fiancé son héritier général
et universel, à charge pour lui de consacrer
15 livres à ses honneurs funèbres,
et de donner 400 livres ainsi que les hardes prévues
par le présent contrat en dot à
Françoise Couget sa soeur. Les futurs époux
vivront à même pot et feu que les
parents du fiancé. Fait en présence
de George Laurine, forgeron, habitant de Lussan,
de Bertrand Dulac, cousin du futur époux,
habitant de St Pé d'Arès (consulat
de Fabas), et de Martin St-Martin, laboureur,
habitant de Lussan. Georges Laurine et Bertrand
Dulac signent. (ADHG 3E 23919 cahier n°49
acte 10 - Cabestaing)
4 février 1776
: Pierre Lajous, brassier, habitant de Francon,
fils de Vital Lajous et de feu Bernarde Fitte,
veuf de Marie Bouffartigue ; et Jeanne Marie Lajous,
habitante de Francon, fille de feu Raymond Lajous
et de Peyronne Izard, promettent de se prendre
en mariage. La fiancée recoit en dot 50
livres pour ses droits légitimaires paternels
et maternels : 30 livres du chef de sa mère
et 20 livres du chef de son père. Jean
Lajous, frère de la fiancée, s'engage
à payer cette somme par annuités
de 10 livres, à compter du 11 novembre
prochain. Pierre Lajous renonce aux intérêts
qui pourraient lui être dus en cas de retard
de paiement. Enfin Jeanne Marie Lajous apporte
de son propre chef : 250 livres qu'elle a gagnées
et économisées, ainsi qu'un lit
composé de couette et coussin suffisamment
emplumés, 13 canes de toile d'étoupe
ornée de broderies pour les rideaux, 10
bergues de toile d'étoupe, une armoire
d'une valeur de 9 livres, une couverture d'une
valeur de 12 livres, 16 livres de fil de lin blanchi,
20 livres de fil d'étoupe, trois habits
(le premier de fleuret ; le deuxième :
veste de cadis et jupon de burat ; le troisième
: veste de bazin et jupon de cotonnade). Le tout
est évalué à 36 livres et
sera livré avant la noce. Fait en présence
de Me Jean Pouy, docteur en théologie,
prêtre et curé de Francon, et du
sieur François Anglade, habitant de Samouilhan,
qui signent. (ADHG 3E 24068 f°423-425 - Claverie)
20 mai 1883 : dans
l'étude Me Lamoureux, notaire à
Aurignac, Jean Bertrand Darbon, propriétaire
agriculteur, demeurant à Fabas, fils de
feu Jean Marie André et de Ambroisine Marie
Zoé Andréa ; et Jeanne Marie Dulac,
ménagère, demeurant à Fabas,
fille mineure âgée de 18 ans de feu
Bertrand Dulac et de Denise Sentous, promettent
de se prendre en mariage. Les futurs époux
renoncent à la communauté de biens.
Ils stipulent entre eux une société
d'acquêts qui se composera uniquement des
immeubles acquis avec les bénéfices
et les économies qu'ils feront durant leur
mariage. La mère de la fiancée donne
600 francs à sa fille, somme à prendre
à titre de préciput et payable à
son décès seulement. Elle donne
aussi, à titre d'avancement d'hoirie :
les couches d'un lit avec les couvertures et les
rideaux, huit draps de lit, douze serviettes et
une nappe, évalué le tout 100 francs.
La fiancée apporte en outre les biens et
les droits mobiliers et immobiliers qu'elle pourra
prétendre sur la succession de son père,
ainsi que les hardes, linge et argent à
son usage personnel et provenant de ses économies.
Ces biens et droits sont évalués
à 2.000 francs. Le fiancé apporte,
de son propre chef, une somme de 6.000 francs :
4.536 francs venant d'une vente consentie à
sa mère et à son oncle Michel Darbon,
1.864 francs provenant de ses économies.
Il apporte également une commode estimée
25 francs. Enfin, Ambroisine Andréa donne
au fiancé la somme de 600 francs à
titre d'avancement d'hoirie, ce qui lui permettra
de compenser les 600 francs qu'il lui devait.
Elle lui donne aussi huit draps de lit et douze
serviettes, évalué le tout à
60 francs. Fait en présence de Jérome
Durrieu, bourrelier, et de François Caubet,
chaudronnier, domiciliés à Aurignac.
Les futurs époux, l'oncle du futur et les
témoins signent. (D'après
photocopie transmise le 01-07-92 par Me X.Dupré,
notaire à Aurignac)
17 mai 1884 : contrat
de mariage entre Léon Dominique Dangla
(fils de Jean Marie + Jeanne Marie Laborie), de
Lilhac, et Jeanne Rose Brumas, de Lilhac. (ADHG
3E Daran 1884 acte n°10454 - cote provisoire)
|