Jean
Adet, habitant de Fabas, et André Dutrain,
habitant de Lilhac, tous deux gardes-forestiers, déclarent
dans un procès-verbal : 1)
que dans la nuit du 10 fructidor (27 août),
on avait dérobé au fond du bois de Fabas,
entre le pont de Saint-Jean et celui de l'ancien monastère,
une partie d'une pièce de bois travaillée
et marquée pour la marine, partie longue de
10 pieds 4 pouces, large d'un pied et demi et épaisse
d'un pied un pouce*, 2)
que le vol avait été constaté
le 11 et qu'aussitôt ledit Adet avait sollicité
le concours de son collègue Dutrain (en fonction
dans la forêt nationale dite "du Comte")
pour retrouver l'objet dérobé, 3)
que les deux hommes avaient parcouru la forêt
sans trouver la moindre trace des roues du char sur
lequel la pièce avait été emportée,
4) qu'ils
avaient décidé ensuite de faire procéder
à des perquisitions dans les communes de Fabas,
Saint-André et Salerm, 5)
que le citoyen Loubière, adjoint municipal,
s'était occupé de Fabas, 6)
que le citoyen Dulac, agent municipal, s'était
rendu à Saint-André, 7)
que le citoyen Latrille, agent municipal, était
allé à Salerm, 8)
qu'après leurs rapports un procès-verbal
avait été dressé et transmis
à l'administration forestière de l'arrondissement
de Saint-Gaudens, procès-verbal signé
par Adet, Dutrain, Loubière, Dulac et Latrille.