Points
forts : disque tout à
fait regardable ; contrairement aux transferts de "La
dame blanche" et de "La voiture jaune",
le noir & blanc est ici relativement pur ; bonne définition
; c'est stable, pas de "mouvances" constatées.
Pas de réels soucis côté audio. Points
faibles : coté "outrage du temps",
il reste une bonne quantité d'impuretés
et de défauts plus ou moins visibles (des petits
points blancs, des taches plus ou moins grosses, des mini
griffures, de fines lignes verticales noires, une vingtaine
de poinçons...). On a de belles saletés
ou de jolis défauts de pellicules à 9'27-28,
19'05-06, 28'49, 37'38, 47'13, 1h06'19, 1h26'06. Si l'on
est pas trop intransigeant, on peut en prendre son parti.
Sinon, je signalerai quelques petites bandes parasites
horizontales qui peuvent laisser penser qu'on est en présence
d'un repiquage de master VHS (30'01, 1h14'02, 1h14'31,
1h14'58... mais ce n'est jamais gênant). Pour
le reste : image proposée au format 1.27
(constaté sur capture) ; petit gel d'image et coupure
de son au passage de couche (1h13'41). Côté
audio, il n'y a que la version originale en suédois.
Comme
il n'y a malheureusement aucune piste de sous-titres,
il vous faudra une certaine maîtrise de la langue
de Strindberg pour pouvoir profiter du spectacle. Ce
film a été vendu à l'unité
et dans un digipack collector regroupant les cinq films
de la série Hillman. C'est la version "digipack"
qui est testée ici.Subtitles :
none. (novembre 2005)
Le pour et le contre : une nuit dans
les environs d'Enköping, une jeune secrétaire
disparaît, victime d'une dame en noir sortie de
nulle part. On parle de fantôme. Mythe ou réalité
? John Hillman, sa femme et son compère Freddy
Sjöström se rendent sur place pour essayer de
démêler le mystère...
On a là le premier film de la série des
Hillman ; le meilleur sans doute, le plus "carré"
(avec — excusez du peu — Sven Nykvist à
la photographie). Tous les personnages de l'univers Hillman
sont déjà là : sa femme, le bras
droit Freddy (qui fait la connaissance de Sonja Svensson),
l'inspecteur Öhrgren... Parmi les personnages qui
leur donnent la réplique, Anita Björk, 35
ans, le cheveu court, est très à son avantage
; incidemment, elle a un petit air de Danièle Delorme
dans "Voici le temps des assassins" (Julien
Duvivier, 1956). Sif Ruud (neuf films avec Ingmar Bergman)
est ici méconnaissable !... Côté réalisation,
on nous sert toutes les recettes du genre (la musique,
le chien hurlant dans la nuit, l'ombre et la lumière,
la brume) et le suspens fonctionne bien. A la fin, on
prie même le spectateur de ne pas révéler
le dénouement. Détail amusant : les héros
masculins sont montrés à plusieurs reprises
en train d'accomplir des tâches qui, à l'époque,
en France, étaient largement dévolues aux
femmes (on les voit faire la cuisine, étendre le
linge...) ; pas de doute, "La dame en noir"
est bien un film suédois ! |