Points
forts : pas grand-chose... Disons que —
en prenant énormément sur soi — c'est
"regardable". Les plans rapprochés arrivent,
bon an, mal an, à proposer des choses acceptables.
Par ailleurs, la stabilité de l'ensemble est satisfaisante.
Enfin, bien qu'octogénaire, la piste audio est
globalement compréhensible.
Points faibles : après un carton
d'avertissement qui parle d'un film de 1946 (sic) présentant
"quelques imperfections" (gigantesque euphémisme),
après 31 secondes de générique sans
histoire, c'est bien simple, on a les chaussettes qui
dégringolent ! Grosso modo — une fois passé
l'affreux prologue et ses abominables transparences (00'56-1'49)
— on se retrouve devant une image hors d'âge,
une sorte de réalisation néo-impressionniste
à base de fines rayures verticales dans l'esprit
des dessins en noir & blanc de Georges Seurat (voir
par exemple "Le noeud noir"). On a des fins
de bobines réduites à l'état de bouillie
de pixels (23'37-51, 33'49-34'00, 41'41-51, 50'45-52,
57'51-58'10, 1h01'0--25), quelques secondes très
brouillasseuses (1h02'12-41, 1h03'47-1h04'50, 1h06'41-44),
au moins dix-sept ruptures de continuité et des
hautes lumières parfois malmenées. A partir
des plans moyens, tous les détails fins sont dilués,
l'image n'est plus qu'un assemblage d'aplats. Bref : c'est
un DVD pour archéologues du cinéma et passionnés
enragés.
Pour le reste : image proposée
au format 1.307 (constaté sur capture). Côté
audio, on a la piste mono d'origine. Il s'agit bien sûr
d'une édition minimaliste, avec une page d'accueil,
le film et... c'est tout (il n'y a pas de chapitrage).
La mention "Une sélection René Chateau"
apparaît pendant deux secondes sur le carton de
fin. Enfin, il n'y a pas de sous-titres. Subtitles :
none. (septembre 2014) |