Points
forts : bonne impression d'ensemble pour ce qui
touche à la propreté de la copie ; noir
& blanc satisfaisant (on a souvent une belle échelle
de gris) ; bonne définition globale. La piste audio
n'est pas toute jeune, mais elle ne pose pas de problèmes
de compréhension.
Points faibles : si l'on fait abstraction
de la granulosité assez prononcée de la
première demi-heure (il y a un tel grain que les
images d'archives de 1914 — à 30'38-51 —
ont presque l'air de faire partie du film), ce qui déçoit
le plus, ici, c'est l'encodage et les nombreuses "mouvances"
qui émaillent le master. Ainsi, dès la huitième
minute, on se met à voir gigoter certaines parties
de l'image, souvent au voisinage des zones sombres et
des zones claires, et c'est un vrai crève-coeur
(la séquence du tribunal est bien sinistrée).
Voir à 8'12-15 (le mur derrière la jeune
femme), 8'23-24 (l'ombre à gauche sous la poutre),
8'29-36 (idem), 9'07-26 (les poutres à l'arrière-plan),
18'48-19'24 (les tentures à l'arrière-plan),
19'34-20'02 (le premier plan par rapport à l'arrière-plan),
41'55-42'15 (les croisillons derrière Suzet Maïs),
48'49-49'05 (le classeur de bureau dans le fond de la
pièce), 49'13-30 (le papier peint), 50'44-51'04
(les portes du bahut), 1h05'16-37 (les panneaux de la
commode), 1h15'44-1h16'04 (l'arrière-plan par rapport
au premier plan), 1h16'12-25 (idem), 1h17'00-09 (les panneaux
de bois derrière les jurés), 1h18'39-47
(le fond de la salle), 1h19'14-33 (idem), 1h19'50-1h20'18
(idem... un des pires moments)... Il va de soi que sur
un grand écran plat, tout cela est du plus mauvais
effet. Et gageons qu'en cas de vidéoprojection,
les raisons de se mettre en colère seront plus
fortes encore. C'est d'autant plus rageant qu'il y avait
de quoi faire quelque chose de bien avec la copie argentique...
Pour être tout à fait complet, j'évoquerai
quelques secondes floues à 1h00'55-1h01'09.
Pour le reste : image proposée
au format 1.332 (constaté sur capture). Côté
audio, on a la piste mono d'origine. Il s'agit bien sûr
d'une édition minimaliste, avec une page d'accueil,
le film et... c'est tout. Quelques chapitres sont accessibles
à l'aveugle via la touche "skip" de la
télécommande. Enfin, la mention "Une
sélection René Chateau" apparaît
sur le carton de fin pendant trois secondes. Pas de sous-titres.
Subtitles : none. (décembre
2012) |