Points
forts : copie très propre ; belles couleurs
; bonne définition ; c'est stable, pas de "mouvances"
constatées. Sur grand écran LCD, l'image
upscalée de ce transfert est de bonne tenue. Pas
de soucis côté audio. Points faibles
: rien de notable... Pour le reste :
image proposée au format 1.851 (constaté
sur capture). Côté audio, il n'y a que la
version originale en suédois / français
(vers la fin du film, on entend quelques répliques
en français) sur une piste en 5.1. Il y a des sous-titres
suédois et norvégiens. Pas de français,
pas d'anglais. Police de sous-titrage 16/9e moyennement
discrète. La rubrique suppléments est vide,
mais, peu importe. Subtitles : swedish,
norwegian, none. (février 2012)
Le pour et le contre : De nos jours,
à Luleå (au nord de la Suède), George
Olsson vit une retraite paisible, consacrant son temps
à jouer aux échecs avec son vieil ami Olof
et à surveiller sa jeune auxiliaire de vie —
Maria — qui le dépouille patiemment, telle
une pie voleuse. Et puis, le jour de ses 73 ans, voilà
que ses enfants Johan et Susanne débarquent de
façon un peu inattendue. Flairant un coup fourré,
il joue d'abord au vieux papa sénile, puis, comprenant
ce qui se trame dans son dos, il décide de faire
un dernier coup d'éclat...
Inutile d'en dévoiler davantage. Sachez simplement
que la suite est un mélange de "road movie"
et de "buddy movie". George et Maria se voient
bientôt contraints de faire route ensemble, et,
comme le veut la règle, on voit leur relation évoluer
au fil du temps. Si certains critiques — en Suède
— ont fait une fixette sur les clichés, les
invraisemblances, voire le côté prétendument
"fauché" de la réalisation, il
s'est quand même trouvé quelques voix pour
dire
que le film était plutôt pas mal. Et il est
vrai que le couple Sven-Bertil Taube (77 ans) / Rebecca
Ferguson (28 ans) fonctionne vraiment bien. Le jeu de
ping-pong entre le vieux sage et la gredine — véritable
petite punaise, mais avec de beaux yeux et, parfois, un
sourire charmant — est tout à la fois mordant,
drôle et attendrissant. Par ailleurs, il y a dans
cette réflexion sur la vie, l'amour, la mort, un
petit quelque chose qui ne va pas sans rappeler "Les
fraises sauvages" (Ingmar Bergman, 1957). Enfin,
vu de France, l'aspect carte postale de certaines séquences
— où l'on retrouve une Suède telle
qu'on l'aimait dans les années 80 — apporte
son lot de dépaysement. |