Points
forts : très bonne impression d'ensemble
pour ce qui touche à la propreté de la copie
; beau noir & blanc ; bonne définition ; assez
bonne stabilité globale (voir "points faibles").
Sur grand écran LCD, l'image upscalée de
ce transfert est relativement séduisante (mais...
voir "points faibles"). Pas de soucis côté
audio.
Points faibles : côté "outrages
du temps", il n'y a presque rien : des pétouilles
résiduelles, une poignée de fines lignes
verticales isolées, quelques griffures insignifiantes...
Ce qui déçoit vraiment — ici —
c'est l'encodage. Il y a — sur une bonne partie
du film — des problèmes récurrents
de stabilité et des problèmes de rémanences.
Côté instabilités, cela commence très
fort, dès les premiers plans dans l'usine, au voisinage
des zones claires et des zones sombres (voir les tuyaux
à 2'14-15, le cube de béton à 2'16-17,
les zones sombres de la superstructure à 3'23-26).
Par la suite, on a des "mouvances" à
6'30-35 (voir la charpente de l'abri en arrière-plan),
10'50-55 (la façade près du panneau de sens
interdit), 11'25-47 (les zones sombres par rapport aux
zones claires), 36'24-31 (l'écorce des deux arbres
au premier plan), 36'35-43 et 36'47-50 (les zones sombres
de la végétation), 40'29-40 (l'arrière-plan),
58'40-44 (la façade à gauche), 1h02'12-21
(les sapins dans le fond), 1h27'42-44 (la porte en arrière-plan)...
Pour ce qui concerne les rémanences, j'ai relevé
près d'une dizaine d'incidents, notamment sur des
séquences en basse lumière. Voir à
2'48-49 (la traînée qui suit Raf Vallone),
2'57-3'05 (suivre le visage de Raf Vallone), 3'18-20 (voir
les 3 hommes), 8'24-32 (les cheveux du jeune frère),
14'14-20 (le visage de Raf Vallone), 29'05-14 (le visage
de Françoise Arnoul), 41'38 (le visage de Raf Vallone),
57'58-58'08 (les reflets dans les cheveux de Elena Varzi)...
Sur grand écran plat, ce n'est pas très
beau à voir. Enfin, pour être tout à
fait complet, je signalerai un peu de bruit vidéo,
mais — là — il n'y a pas de quoi manger
son chapeau. Comme je le dis en introduction, le film
est tout à fait regardable, mais, pour peu qu'on
soit adepte du travail bien fait, les occasions de s'arracher
les cheveux sont assez nombreuses.
Pour le reste : image proposée
au format 1.302 (constaté sur capture). Côté
audio, on a la piste mono d'origine. Il s'agit bien sûr
d'une édition minimaliste, avec une page d'accueil,
le film et... c'est tout (il n'y a pas de chapitrage).
La mention "une sélection René Chateau"
apparaît également pendant 5 secondes sur
le carton de fin. Enfin, il n'y a pas de sous-titres.
Subtitles : none. (avril 2011) |