Points
forts : assez bonne impression d'ensemble pour
ce qui touche à la propreté de la copie
(voir "points faibles") ; noir & blanc globalement
satisfaisant (voir "points faibles") ; définition
plutôt convenable ; c'est stable, pas de "mouvances"
constatées (ou alors "infimes"). Points
faibles : côté "outrages du
temps", on nous prévient dès que le
film démarre "La copie présente des
imperfections..." Cela dit, les passages abîmés
se résument à quelques secondes, ici et
là, en particulier sur les débuts et fins
de bobines (9 / 10 passages à tout casser). Seule
la fin du film est plus durablement endommagée
(bel exemple à 1h11'04-50). Entre de longues séquences
plutôt propres, on a donc des marques blanchâtres,
des stries horizontales, des scratches, des scories de
toutes sortes... Autre soucis, les variations de l'intensité
lumineuse. A une dizaine de reprises, l'image devient
très lumineuse (on est à la limite des blancs
brûlés ; voir par ex. à 2'55-3'35
ou 4'50-6'30). Enfin, quelques passages présentent
le défaut inverse et sont sous-exposés.
Pour le reste : image proposée
au format 1.302 (constaté sur capture). Côté
audio, on a la piste mono d'origine. Il s'agit bien sûr
d'une édition minimaliste, avec une page d'accueil,
le film et... c'est tout (il n'y a pas de chapitrage).
La mention "une sélection René Chateau"
apparaît également pendant 5 secondes
sur le carton de "fin". Pas de sous-titres.
Subtitles : none. (juillet 2009)
Le pour et le contre : attention "navet
label rouge" ! Si l'on retrouve ici le couple Charpin
/ Fernandel qui avait fait merveille — un an plus
tôt, presque jour pour jour — dans le "Schpountz"
de Marcel Pagnol (le film a même été
tourné dans les Studios marseillais de ce dernier),
il y a entre les aventures du merveilleux Irénée
Fabre et les mésaventures de Victor & François
un véritable abîme. De fait, les comédiens
— que l'on suit en confiseurs de fête foraine,
en lutteurs, en histrions, en chanteurs des rues, en déménageurs
maladroits, en griveleurs et en justiciers malgré
eux — sont ici en roue libre et enchaînent
les saynètes en ne reculant devant aucune outrance.
Ils en font des tonnes — à la façon
de Laurel & Hardy marseillais — et c'est peu
de dire que l'on assiste à leurs tribulations avec
effarement. Nul doute que le public de 1939 a dû
s'amuser, mais, en 2009, cela passe plus difficilement.
Tenez-vous le pour dit : ce "Berlingot et Cie"
est une oeuvre pittoresque réservée aux
cinéphiles blindés, vaccinés, immunisés
contre les poisons cinématographiques*.
* C'est dit sans méchanceté. Cf. les "poisons
alimentaires" du Schpountz. |