Points forts : l'image du générique
fiche une trouille du tonnerre et, l'espace d'un instant,
on se dit "c'est encore un coup dans l'eau !"
Par bonheur, on se rassure bien vite, et, à partir
de 1'16, on découvre un master de bonne tenue.
Très bonne impression d'ensemble pour ce qui touche
à la propreté de la copie ; beau noir &
blanc ; bonne définition globale (voir aussi "points
faibles") ; c'est stable, pas de "mouvances"
constatées. Sur un grand écran LCD, l'image
upscalée de ce transfert est plutôt pas mal.
Points faibles : on note — ici
et là — quelques faiblesses passagères.
La définition laisse plus ou moins à désirer
à quatre ou cinq reprises (deux plans terriblement
flous à 2'59-3'03 et 3'08-22). Quelques secondes
sont également la proie d'un bruit plus ou moins
prononcé (un plan assez vilain à 1h28'30-35).
On signalera un extérieur-jour pas terrible à
1h26'31-55. De même, les deux dernières minutes
de film sont moins emballantes. Sinon, côté
son, c'est tout à fait audible, mais plus ou moins
daté (les sifflantes se font souvent chuintantes
; on a aussi un passage dégradé de 1h19
à 1h21'23). Pour le reste : image
proposée au format 1.301 (constaté sur capture).
Côté audio, on a la piste mono d'origine.
Il s'agit bien sûr d'une édition minimaliste,
avec une page d'accueil, le film et... c'est tout (il
n'y a pas de chapitrage). Une fois n'est pas coutume,
la mention "Une sélection René Chateau"
n'apparaît pas à la toute fin du film. Enfin,
il n'y a pas de sous-titres. Subtitles
: none. (janvier 2010)
Le pour et le contre : ce film vaut mieux
que son titre et son affiche de joyeux nanar. Ici, on
est loin des poisons cinématographiques à
la "Berlingot & Cie" (Fernand Rivers, 1939),
"Bonjour sourire" (Claude Sautet, 1956) ou "Les
râleurs font leur beurre" (Jean Bastia, 1960).
Cette histoire de Don Juan malgré lui n'est —
certes — qu'une comédie gentillette du début
des années 30, mais elle plutôt bien ficelée.
Fernandel y suit un chemin bien balisé, et, autour
de lui, la distribution pleine de têtes connues
— une Paulette Dubost de 25 ans, Julien Carette,
Jane Marken, Maupi, Pauline Carton, Madeleine Guitty —
nous fait passer un bon moment. |