Points
forts : très bonne impression d'ensemble
pour ce qui touche à la propreté de la copie
(voir aussi "points faibles") ; beau noir
& blanc ; bonne définition ; c'est stable,
pas de "mouvances" constatées. Pas de
soucis côté audio. Points faibles
: côté "outrages du temps" résiduels,
on a un générique un peu moins frais jusqu'à
1'24, quelques pétouilles éparses et 8 poinçons.
Sinon, on regrettera le léger recadrage de l'image.
Pour le reste : image proposée
au format 1.50 (constaté sur capture). Comme souvent,
la jaquette raconte n'importe quoi et indique à
tort un format 1.33. Cela dit, le format d'origine étant
certainement un 1.66, cela signifie qu'il manque 9,63%
d'image. Comme souvent chez cet éditeur, le master
n'est pas compatible 16/9e. C'est assez agaçant,
mais, vu le ratio utilisé, ce n'est pas trop gênant.
Il y a un petit sous-titrage français imposé
sur quelques répliques en allemand. Pas d'autres
sous-titres. Attention à ne surtout pas lire le
texte qui figure au verso de la jaquette, car on y raconte
"toute" l'histoire et qu'on y dévoile
un élément clef du scénario. Le responsable
de cette ânerie mériterait un bon coup de
pied au derrière. Subtitles :
french (occasional & non-removable). (novembre 2009)
Le pour et le contre : ne vous fiez pas
aux apparences, le titre "Les Culottes rouges"
n'annonce en rien une pantalonnade. Ce film nous conte
en réalité une histoire assez sombre —
digne d'un Claude Autant-Lara — ayant pour thème
le sort des prisonniers de guerre français en Allemagne
pendant la dernière guerre. Le ton y est étonnamment
aigre, si âpre que le spectateur reste un moment
sur le bord du chemin, sans savoir à quel personnage
se raccrocher. De fait, entre un Laurent Terzieff épouvantablement
antipathique (tellement haïssable qu'on finit par
attendre avec impatience le moment où il va se
prendre une raclée ou une balle) et un Bourvil
tout en veulerie, le choix n'est pas immédiatement
évident. Et même ensuite, on ne peut s'empêcher
de suivre les pérégrinations des deux bonshommes
sans éprouver un certain malaise. Que ceux qui
craignaient une redite de "La vache et le prisonnier"
ou du "Caporal épinglé" se rassurent,
on joue ici sur un tout autre registre. |