Points
forts : très bonne impression d'ensemble
pour ce qui touche à la propreté de la copie
; beau noir & blanc (on a une belle échelle
de gris) ; bonne définition ; c'est stable,
pas de "mouvances" constatées (juste
quelques secondes litigieuses ici et là). Sur un
grand écran LCD, l'image upscalée de ce
transfert est plutôt "pas mal". Pas de
soucis côté audio. Points faibles
: côté "outrages du temps" résiduels,
on a quelques pétouilles éparses, autant
dire "rien". Ce qui gêne vraiment, ici,
c'est l'utilisation plus ou moins voyante du filtre de
"edge enhancement" — accentuation des
contours avec apparition d'une toute petite bordure plus
claire autour des personnages et des objets — sur
bon nombre de plans. Pour le reste :
image proposée au format 1.658 (constaté
sur capture). Côté audio, il n'y a que la
version originale en anglais (quelques répliques
en polonais ne sont pas traduites). S'il n'y a pas de
sous-titres français, le disque propose tout de
même une piste de sous-titres anglais (police moyennement
discrète). Cette édition est donc réservée
aux cinéphiles qui ont bien travaillé en
Anglais à l'école. Dans la rubrique "suppléments",
il y a une petite séquence "coulisses du tournage"
en VO non sous-titrée (3'08). Subtitles :
english, none. (mars 2009)
Le pour et le contre : Dans un quartier
populaire de Cardiff (Pays de Galles), la jeune Gillie
est témoin d'un crime passionnel. Par jeu, elle
s'empare de l'arme dissimulée par le meurtrier,
envoie les policiers sur une fausse piste, mais ne tarde
pas à se retrouver nez à nez avec le criminel...
Voilà un film bien intéressant. D'une part,
il nous montre un Royaume Uni qu'on ne voyait sans doute
pas beaucoup au cinéma à l'époque,
celui des quartiers populaires à forte population
immigrée (immigrés européens, mais
aussi afro-jamaïcains). D'autre part, il nous fait
découvrir le talent de la jeune Hayley Mills qui
— ici — "bouffe" littéralement
l'écran et vole carrément la vedette aux
autres comédiens. Ajoutez à cela, l'émotion
qui naît de la tournure que prend la relation entre
la gamine et le meurtrier (Horst Buchholz) et le suspense
final de la chasse à l'homme, et vous obtenez un
divertissement de belle facture qui mériterait
d'être édité en France. |