Points
forts : très bonne impression d'ensemble
pour ce qui touche à la propreté de la copie
(seules quelques images d'archives présentent des
impuretés) ; très beau noir & blanc
; bonne définition ; c'est stable, pas de "mouvances"
constatées (quoique... voir aussi "points
faibles"). Points faibles : rien
de très grave... en dehors de 11 / 12 courts passages
faits d'images d'archives de qualité variable,
je signalerai — pour pinailler "à mort"
— des scintillements sur une poignée de lignes
verticales (9'18-26, 9'32-34, 14'17-31, 21'29-38...) et
une seconde à la stabilité litigieuse à
38'03-04 (gravissime !). Pour le reste
: image proposée au format 1.299 (constaté
sur capture). Côté audio, il n'y a que la
version originale en allemand. Il y a des sous-titres
allemands. Police non envahissante. Pas de sous-titres
français (ce disque est donc réservé
au curieux qui ont un minimum de connaissances de la langue
de Goethe). La traduction littérale du titre allemand
est "La nuit tomba sur Gotenhafen". Incidemment,
si un éditeur français sérieux pouvait
éditer des films de ce patrimoine, eh bien, ce
serait tant mieux. Subtitles : german,
none. (avril 2008)
Le pour et le contre : Parce qu'elle
est tombée enceinte pendant que son mari était
au front, Maria Reiser quitte Berlin pour aller cacher
son "indignité" chez des amis en Prusse
orientale. L'enfant nait, les mois passent et, quand l'Armée
rouge finit par arriver, la jeune femme se voit de nouveau
contrainte de fuir ; vers l'Ouest cette fois. Le 30 janvier
1945, elle se retrouve à Gotenhafen (aujourd'hui
Gdynia en Pologne), au milieu de dizaines de milliers
de fuyards. Elle embarque sur le Wilhelm Gustloff (un
paquebot transformé en navire-hôpital), mais,
quelques heures après l'appareillage, le navire
est torpillé par un sous-marin soviétique.
Il sombre rapidement en entraînant dans la mort
environ 6.000 passagers.
C'est un film "à papa", avec ses maladresses
aujourd'hui "attendrissantes", avec des moyens
relativement limités (si la dernière partie
du film fait beaucoup penser au "Titanic" de
James Cameron, les moyens de Frank Wisbar ne sont pas
ceux d'Hollywood et les effets spéciaux font ce
qu'ils peuvent), mais, si l'on se replace dans le contexte
de la sortie — 14 ans après la guerre —,
c'est un spectacle intéressant. Les seules fautes
de goûts sont à chercher du côté
de la musique (un grand orchestre swing qui n'a vraiment
pas sa place ici !) et de quelques plans crapuleux montrant
de pauvres petits enfants abandonnés à leur
triste sort... |