Montégut-Bourjac - 15 avril 1762
bail de moulins
Au château de Montégut, messire Pierre Elizabeth Denis de Barrau, seigneur et baron du lieu et autre places, baille deux moulins, l'un à eau et l'autre à vent, ainsi que les pièces de terre labourable qui y sont attachées, à Jean Dufour*, meunier, habitant de la juridiction du Fousseret. La durée du bail est de quatre ans. Il débutera et se terminera le jour de la Saint-Jean-Baptiste. En échange de quoi, le preneur s'engage à livrer chaque année : 30 sacs de blé froment, 30 sacs de caron, blé et orge, le tout à la mesure d'Aurignac, ainsi que 12 chapons, 12 poules, 12 poulets, 6 oies, 100 oeufs, plus 6 oeufs chaque vendredi, et 15 livres argent pour la valeur d'un cochon. Le tout sera porté au château : la moitié des grains avec les chapons, poules et oies au 1er décembre ; les oeufs et les 15 livres à Pâques ; l'autre moitié des grains avec les poulets au 1er juin. Le preneur s'oblige à toutes les réparations nécessaires. Moyennant quoi le seigneur s'oblige à remettre au preneur les moulins en bon état. Le jour de la prochaine Saint-Jean-Baptiste, un charpentier procèdera à une vérification de l'état des moulins et fera dresser un acte, au frais du preneur. Jean Dailac, laboureur, habitant de Mondavezan, se porte volontairement caution pour le preneur. Ce dernier s'oblige à donner au bailleur un extrait de l'acte présent, à ses frais. Le seigneur s'oblige à moudre aux moulins baillés les grains dont il aura besoin pour sa cuisine. Des précisions sont données sur le droit de mouture. Enfin, la rente des moulins a été évaluée à 250 livres. Fait en présence de Me Melchior Laborie, avocat au Parlement, résidant à Lussan, et de Alexis Sarrère, habitant de Montégut, qui signent avec le seigneur.
ADHG 3E 20393 f°265-266vo - Naves

* Il ne s'agit pas de Jeannet Dufour qui à l'époque résidait à Montoussin où il travaillait la terre tout en se livrant au commerce, mais d'un frère plus âgé habitant à Mondavezan. Le choix de ses garants, Jean Dailac et Paul Gros (voir l'acte du 1er juin 1766), eux aussi de Mondavezan, semble le confirmer.